PGA: y aura-t-il un 16e gagnant différent?

Peter Morrison / The Associated Press

LYTHAM ST. ANNES, Royaume-Uni - Padraig Harrington. Angel Cabrera. Lucas Glover.

Au golf, les vainqueurs des tournois majeurs étaient autrefois très faciles à prédire.

Stewart Cink. Y.E. Yang. Phil Mickelson.

On pouvait compter sur Tiger Woods pour remporter la majorité d'entre eux. Mickelson pouvait en gagner un de temps en temps. Occasionnellement, un joueur plus méconnu — disons Ben Curtis ou Shaun Micheel — pouvait se faufiler et en voler un.

Graeme McDowell. Louis Oosthuizen. Martin Kaymer.

Mais maintenant, tout est devenu complètement imprévisible.

Charl Schwartzel. Rory McIlroy. Darren Clarke.

Au cours des 15 derniers tournois majeurs, 15 golfeurs différents ont été couronnés. Étonnamment, les neuf derniers champions en étaient à leur premier titre en carrière. Mais dimanche prochain, qui remportera les grands honneurs?

Keegan Bradley. Bubba Watson. Webb Simpson.

«Ça ne fait que démontrer à quel point il y a de la profondeur au golf sur la scène internationale, a mentionné Mickelson. Il y a tellement de grands joueurs en ce moment qui gagnent et qui participent à des tournois majeurs.»

L'ère de la diversité a débuté après que Harrington eut décroché son deuxième titre majeur de suite — et son troisième en un peu plus d'un an — lors de l'édition 2008 du Championnat de la PGA. Harrington était alors comme une bouffée d'air frais, lui qui avait brisé l'emprise monotone de Woods sur les tournois du Grand Chelem.

Vers la fin de 2007, Woods a gagné son 13e titre majeur en carrière sur le circuit de la PGA. L'été suivant, il a miraculeusement réussi à remporter l'Omnium des États-Unis sur une jambe, battant Rocco Mediate en trous supplémentaires. Tout ce qui lui restait à faire était de se détacher de Jack Nicklaus, qui détient le record du plus grand nombre de victoires en tournois majeurs avec 18.

Mais les choses étaient sur le point de changer.

Woods a subi une opération au genou qui a mis fin à sa saison à la suite de l'Omnium des États-Unis, ce qui a pavé la voie pour Harrington. Mais le véritable point tournant est survenu l'année suivante, lorsque le meilleur joueur au monde a été dépeint en public comme un coureur de jupons en série. Son mariage s'est effondré et il s'est retiré des feux de la rampe pendant cinq mois, afin de tenter de sauver ce qui restait de sa réputation.

Il n'a raté aucun majeur, mais quand Woods est revenu au jeu lors du Tournoi des Maîtres en 2010, il n'était plus l'ombre du joueur dominant qu'il était autrefois.