Le cycliste Frank Schleck nie s'être dopé

Photo taken Saturday July 14, 2011. Laurent Cipriani / The Associated Press

PAU, France - Frank Schleck a nié avoir ingéré la moindre substance interdite même si un test antidopage a révélé la présence d'un diurétique à l'occasion du Tour de France.

Le cycliste luxembourgeois a même laissé entendre qu'on a peut-être tenté de l'empoisonner.

Le leader de l'équipe RadioShack Nissan Trek a dit «rejeter formellement» la conclusion à l'effet qu'il se serait dopé, et il a demandé à ce que l'échantillon B soit testé.

Si cette analyse confirme le résultat initial, une plainte sera déposée à l'endroit d'«une personne non-identifiée» pour «empoisonnement», a fait savoir Schleck dans un communiqué émis mercredi.

Un porte-parole de RadioShack a confirmé l'authenticité du communiqué à l'Associated Press. L'équipe a retiré Schleck du Tour, mardi, à la suite du test positif et elle a indiqué que le coureur serait suspendu si l'échantillon B s'avère positif lui aussi.

Frank Schleck est le frère aîné d'Andy Schleck, le champion du Tour en 2010 qui ne s'est pas inscrit à la compétition cette année à cause d'une blessure au dos. Frank a terminé troisième l'an dernier.

«Nous avons confiance en Frank, mais nous n'avons pas d'explication», a afirmé le porte-parole de RadioShack Philippe Maertens.

L'Union cycliste internationale a affirmé que Schleck a échoué à un test antidopage, samedi, ayant révélé la présence de xipamide. Il s'agit d'une substance spécifiée, qui ne nécessite pas l'imposition immédiate d'une suspension. Selon l'Agence mondiale antidopage, ce genre de substance est «plus susceptible à ce qu'il y ait une explication pointant vers un cas de non-dopage».

Le coureur américain Chris Horner a défendu son coéquipier chez RadioShack, se disant convaincu que Schleck est innocent.

«L'origine de ce médicament semble douteuse, a noté Horner. Je ne crois pas que Frank en ait pris par exprès, ça c'est sûr. Laissez-moi le dire comme ceci: je ne crois pas qu'il en ait pris en toute connaissance de cause, alors je crois qu'il sera de retour avec l'équipe dès qu'il pourra clarifier la situation.»

Le vétéran coureur allemand Jens Voigt, qui participe à son dernier Tour de France, a indiqué que Schleck a présenté ses excuses à ses coéquipiers mais n'a pas été en mesure d'expliquer comment il a pu afficher un test positif.

«Nous étions sous le choc et l'effet de surprise, a dit Voigt. Il y a eu un moment de silence et on nous a laissé digérer la nouvelle, afin de pouvoir commencer à réfléchir à sa signification, et à la façon dont nous pourrons continuer dans ce contexte.

«Il a dit — Je suis désolé, je ne comprends pas, mais je vous souhaite la meilleure des chances jusqu'à Paris», a relaté Voigt.

Les règles de l'UCI permettaient à Schleck de courir mercredi, a fait savoir le directeur du Tour Christian Prudhomme avant que les coureurs ne se dirigent dans les Pyrénées. Mais il valait mieux qu'il ne le fasse pas, a-t-il ajouté dans un bref communiqué.

«Il s'agit d'une sage décision et, dans les faits, la seule qui soit imaginable», a affirmé Prudhomme.

Au moment de son abandon, Schleck se trouvait en 12e place au classement général, à neuf minutes 45 secondes du meneur Bradley Wiggins.