Astronomie - L'observation des exoplanètes se raffine

La mise au point d'une nouvelle technique d'observation a permis à des astronomes d'étudier en détail l'atmosphère d'une exoplanète, et ce, même si elle ne se trouvait pas devant son étoile.

L'astrophysicien néerlandais Matteo Brogi de l'Observatoire Leiden et ses collègues ont utilisé le télescope VLT de l'Observatoire européen austral (ESO) pour capturer directement le faible rayonnement émis par la planète Tau Bootis b.

Cet astre observé pour la première fois en 1996 est l'une des premières planètes découvertes à l'extérieur de notre système solaire. Elle est située à 51 années-lumière de distance et compte toujours parmi les exoplanètes les plus proches de la Terre connues à ce jour.

La plus récente observation a permis d'étudier l'atmosphère de la planète et de mesurer précisément son orbite et sa masse. Fait particulier : les analyses laissent à penser que son atmosphère semble être plus froide dans sa partie supérieure, à l'inverse de ce qui était attendu.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature affirment que leurs résultats montrent le potentiel des télescopes au sol pour scruter les exoplanètes. Selon eux, il pourrait même être possible de trouver la preuve d'une activité biologique sur ces planètes à partir de la Terre.