Retraite - Les travailleurs de Rio Tinto Alcan s'inquiètent du déficit de leur fonds de pension

Plus de 500 syndiqués de Rio Tinto Alcan se sont réunis, mercredi, pour discuter de leur régime de retraite, dont le déficit de solvabilité dépasse 900 millions de dollars.

Bon nombre d'employés en lock-out de l'aluminerie Alma se sont présentés à la rencontre, présidée par le vice-président responsable des opérations de Rio Tinto Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Étienne Jacques. Les appels à la solidarité ont fusé à plusieurs reprises. Les syndiqués d'Alma ont également pris à partie M. Jacques.

La porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon, explique que la compagnie est préoccupée par le bilan de la dernière année. « Comme un peu 85 % des fonds de pension au Québec, la situation est difficile », dit-elle.

Rio Tinto Alcan a mis en place un plan de redressement sur six ans pour rembourser sa dette.

Le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA), Alain Gagnon, déplore que la multinationale ne cotise que le minimum chaque année au régime de retraite.

« Ils pourraient y aller plus agressif que ça pour rendre l'argent plus vite, croit M. Gagnon. Plus vite, ils vont en mettre, moins ils vont en mettre. C'est une équation bien facile à voir. »

Le comité paritaire responsable du régime de retraite se penchera sur cette solution prochainement.

Le président des employés de l'énergie électrique Québec à Alma, Pierre Simard, rappelle que le fonds de pension doit être renégocié en 2014.

« On espère avoir une certaine ouverture de la direction et qu'ils ont compris le message qui a été envoyé par les travailleurs d'Alma et tous les travailleurs de la région », souligne M. Simard.