Justice - Séquestration à l'hôtel Le Montagnais : Sept mois de prison pour Yann Séguin

L'un des quatre complices impliqués dans une affaire de séquestration violente qui s'est déroulée dans une chambre de l'hôtel Le Montagnais en 2010, Yann Séguin, est condamné à une peine de sept mois de prison.

Le jeune de 23 ans avait loué une chambre avec ses amis pour faire la fête. Ils avaient décidé de régler le cas de Maxime Gagnon parce qu'il avait flirté avec la copine de l'un d'eux.

Le quatuor avait invité Maxime Gagnon à se joindre à eux pour la fête, mais à son arrivée, les jeunes l'ont attaché à une chaise, l'ont roué de coups à la tête et au corps et lui ont passé une ceinture au cou.

La séquestration a duré trois heures. Maxime Gagnon a subi une commotion cérébrale, un choc post-traumatique, il doit prendre des antidépresseurs et a été incapable de reprendre ses études.

Même si Yann Séguin n'est pas à l'origine de la séquestration, il y a participé en frappant la victime.

Son avocat, Julien Boulianne, croit qu'il aurait pu mieux s'en tirer s'il n'avait pas commis de voies de fait. « C'était loin d'être le leader dans les événements, dit-il. Évidemment, si monsieur n'avait pas porté de coups, son implication aurait été encore moindre. »

La juge Micheline Paradis a rappelé la frayeur intense vécue par la victime. Elle soutient que dans un cas pareil, la dénonciation et la dissuasion doivent primer.

Yann Séguin a été sauvé d'une peine plus sévère parce qu'il était sans antécédent.

Un mineur dans cette affaire a été condamné à une peine de 90 semaines de garde et un autre complice, All Boivin, recevra sa peine au mois d'août.