Justice - Écrasement près de Saint-Honoré : un survivant prépare une poursuite

L'un des survivants de l'écrasement d'un avion Beechcraft King Air à Saint-Honoré, le 9 décembre 2009, songe à poursuivre Exact Air au civil pour obtenir une compensation financière.

L'accident survenu en pleine tempête de neige avait causé la mort des deux pilotes et blessé gravement les deux passagers, des travailleurs qui se rendaient à la mine Niobec de Saint-Honoré.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) émet l'hypothèse que les pilotes d'Exact Air auraient confondu des lumières. L'appareil est descendu trop vite, avant de s'écraser près de l'aéroport de Saint-Honoré.

Darcy Breton et sa conjointe, Karine Jean, ont fait parvenir une mise en demeure au transporteur aérien pour lui annoncer leur intention d'intenter une poursuite.

« On ne sait pas vraiment, dit Mme Jean. La conséquence, c'est que Darcy va rester avec des séquelles toute sa vie. On ne sait pas vraiment ce qui s'est passé. »

Le montant de la réclamation n'est pas précisé. Darcy Breton doit rencontrer des spécialistes pour déterminer la nature des séquelles.

L'autre survivant de l'écrasement, Claude Francoeur, n'a toujours pas repris le travail, mais ne sait pas s'il poursuivra Exact Air.

Selon un avocat spécialisé consulté par Radio-Canada, le monde de l'aviation ne dispose pas d'un système similaire à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). Les victimes d'accident doivent donc intenter des poursuites pour obtenir une compensation.

Les survivants doivent faire la démonstration qu'ils ont subi des dommages, prouver la responsabilité de la compagnie aérienne et déposer leur requête dans les trois années qui suivent l'écrasement.

De leur côté, les familles des pilotes décédés ne peuvent rien réclamer parce que les employés de la compagnie aérienne sont soumis au régime de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

L'entreprise aérienne Exact Air préfère ne pas faire de commentaires en attendant la suite des événements.