Énergie - Centrale hydroélectrique de Val-Jalbert : Le BAPE donne le feu vert

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) conclut que la construction d'une minicentrale hydroélectrique sur la rivière Ouiatchouan n'aurait pas d'impacts notables sur le milieu naturel et l'attrait touristique du village historique de Val-Jalbert.

Le BAPE vient de rendre public son rapport d'enquête sur le projet de la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean de construire une minicentrale de 16 mégawatts au fil de l'eau.

Les commissaires retiennent peu d'objections des opposants. Ils estiment, entre autres, que le débit esthétique de la chute proposé par le promoteur n'entraînerait aucune répercussion sur l'attrait du village historique, sauf en hiver. Le site n'est toutefois pas ouvert durant cette période.

D'autre part, le BAPE constate que l'exploitation hydroélectrique de la rivière Ouiatchouan ne semble pas incompatible avec la protection patrimoniale accordée au village de Val-Jalbert.

La décision du BAPE déçoit l'environnementaliste Jean-Yves Nadeau de Dolbeau-Mistassini, qui a remis en cause l'acceptabilité sociale du projet aux audiences. « Les groupes écologiques n'ont pas été écoutés du tout dans cela, dit-il. On peut dire que les audiences publiques n'ont pas servi à grand-chose finalement. »

L'organisme recommande cependant que le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine accepte au préalable les mesures proposées pour préserver le caractère patrimonial des lieux.

Le BAPE souligne enfin que les mesures d'atténuation et d'intégration proposées par la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean s'inscrivent dans une perspective de développement durable.

Le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Domaine-du-Roy, Bernard Généreux, estime qu'il s'agit d'une note parfaite pour le promoteur. « C'est avec une immense joie qu'on reçoit cette décision du BAPE », se réjouit-il.

Au total, 35 mémoires ont été déposés ce printemps aux audiences publiques du BAPE sur le projet.

Le ministre de l'Environnement a jusqu'à la fin août pour autoriser ou non la construction de la minicentrale de 53 millions de dollars.