Société - Mort de deux Québécoises en Thaïlande : tristesse à l'Université Laval

La mort d'Audrey et de Noémi Bélanger, en Thaïlande, suscite l'émoi à Québec. Les deux jeunes femmes étaient originaires de Pohénégamook, au Bas-Saint-Laurent, mais étudiaient à l'Université Laval.

Audrey étudiait en cinéma et Noémie, en médecine dentaire. Sylvie Morin, professeure à la Faculté de médecine dentaire, a enseigné à cette dernière : « C'était quelqu'un qui faisait l'unanimité, quelqu'un de souriant, de positif, une belle énergie. Elle était impliquée dans sa classe, dans l'association étudiante », a-t-elle confié.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, a offert ses condoléances à la famille. « C'est vraiment triste d'apprendre une nouvelle comme celle-là. J'offre toutes mes condoléances à la famille, aux gens qui, je suis sûr, sont très surpris et attristés par les événements. C'est sûr que toute la communauté universitaire est très attristée de voir que deux jeunes filles, deux soeurs en plus, décèdent d'un coup. »

Trois jours après l'annonce de leur mort, la famille attend toujours de savoir ce qui s'est passé. Selon la police locale, une autopsie des dépouilles sera pratiquée sous peu à Bangkok.

Cas similaire en 2009

Audrey et Noémi Bélanger, âgées respectivement de 20 et de 26 ans, ont été retrouvées sans vie, vendredi, dans leur chambre d'hôtel de l'île touristique de Phi Phi. Leurs corps ont été transportés à un hôpital situé à 40 kilomètres du lieu de la découverte.

Pour le moment, la thèse de l'empoisonnement accidentel semble privilégiée. Des agents consulaires canadiens à Bangkok sont en contact avec les autorités locales. La police thaïlandaise écarte l'hypothèse de l'homicide.

En 2009, l'Américaine Jill St. Onge est morte dans des circonstances similaires. Sa famille attend toujours des réponses du gouvernement thaïlandais quant aux circonstances du décès de cette artiste de 27 ans. L'ambassade américaine a fait savoir à Marlin St. Onge, le père de la défunte, que des échantillons ont été prélevés dans la chambre où celle-ci est morte cinq semaines après le décès. De plus, l'accès à la chambre n'avait pas été protégé pendant cette période.

Sur le blogue qu'il consacre à la mémoire de sa soeur, Robert St. Onge a transmis, dimanche, ses pensées à la famille des deux jeunes Québécoises décédées.

Jill St. Onge et une Norvégienne de 22 ans, Julie Michelle Bergheim, étaient mortes à l'hôpital après être tombées malades à quelques jours d'intervalle.