Société - Le ministère des Transports renforce la sécurité dans le secteur de Black Lake

Les derniers glissements de terrain survenus sur une portion de la route 112, dans le secteur de Black Lake, forcent le ministère des Transports à resserrer les normes de sécurité dans ce secteur.

Les 9 et 16 juillet derniers, deux glissements de terrain ont emporté une partie de la route dans le puits de la mine Lac-d'Amiante.

Des curieux se rendaient sur les lieux constater les dégâts, ce qui a forcé le ministère des Transports à ajouter des clôtures et à indiquer sur une affiche que le risque est élevé qu'il y ait d'autres glissements de terrain.

Le ministère des Transports explique ces glissements de terrain par l'érosion naturelle. « Au printemps 2011, on a vu une accélération des mouvements dans le roc probablement due à l'action de l'eau. Principalement, on parle de fortes pluies qui pourraient accélérer ces mouvements-là », précise le porte-parole du ministère des Transports, Luc Tremblay.

Toutefois, un ex-arpenteur qui a travaillé à la mine pendant une quarantaine d'années n'est pas de cet avis. Valdé Camiré affirme que selon lui, il est clair que la compagnie minière Lac-d'Amiante s'est trop approchée de la route pour son développement. « Les ingénieurs en stabilité des pentes avaient fait des rapports et avaient même fait des paliers plus larges pour soutenir le mur [...], mais les rapports sont restés sur les tablettes. »

Luc Tremblay croit pour sa part qu'il est trop tôt pour imputer à la minière les glissements de terrain.

La route est fermée depuis mai 2011. Sa reconstruction devra se faire sur une longueur de neuf kilomètres au coût de plus de 50 millions de dollars. Actuellement, les automobilistes doivent faire un détour d'une quinzaine de kilomètres pour contourner la mine. La nouvelle route pourrait être prête en 2014.