Politique - Le PLQ, le PQ et la CAQ courtisent la région de Québec

Les trois principaux partis misent sur la région de Québec pour faire des gains lors des élections du 4 septembre. Les chefs Jean Charest, Pauline Marois et François Legault ont d'ailleurs choisi de lancer leur campagne électorale dans la capitale.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) espère conserver ses acquis. Actuellement, il détient 12 des 18 circonscriptions de la grande région de Québec-Chaudière-Appalaches. Les libéraux ne cachent pas qu'ils espèrent récolter les fruits des investissements majeurs qu'ils ont faits dans ce coin de la province, notamment les 200 millions de dollars investis pour le nouvel amphithéâtre de Québec.

De son côté, le Parti québécois (PQ) espère reconquérir la Capitale-Nationale. Rappelons que c'est en 2003 que le vent a tourné pour le parti de Pauline Marois. La région de la Capitale-Nationale était péquiste, puis elle est devenue libérale. Dans Chaudière-Appalaches, l'ADQ a fait élire trois de ses quatre députés et, depuis, le PQ n'a pas fait de remontée dans cette région.

Quant à la Coalition avenir Québec (CAQ), constituée en partie d'adéquistes, elle est convaincue de pouvoir effectuer une percée dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches. « On vise à prendre tous les comtés de Chaudière-Appalaches », a affirmé le chef de la CAQ, François Legault.

Ce dernier croit pouvoir ravir Lévis grâce à son candidat Christian Dubé, un homme d'affaires de chez Cascades. Cependant, le politologue Réjean Pelletier prévoit qu'une lutte à trois est à prévoir dans cette circonscription. « Il y a actuellement, à mon avis, trois candidats à peu près d'égale valeur, donc ça va dépendre un peu des thèmes de la campagne, ce qui va ressortir à ce moment-là et qui va réussir à dépasser les deux autres. »

D'autres luttes à trois sont à prévoir, notamment dans La Peltrie. Le caquiste Éric Caire se mesure à son ancien collègue adéquiste Jean-François Gosselin, maintenant libéral, et à l'ex-conseiller municipal Jean-Luc Jolivet.

Un affrontement se dessine aussi dans la circonscription de Taschereau, où la péquiste Agnès Maltais l'a remporté avec une majorité de seulement 5 % lors des dernières élections.

Enjeux reliés au redécoupage électoral

Au nord comme au sud du fleuve, plusieurs circonscriptions ont été redécoupées. Le directeur général de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires, Éric Montigny, prévient que ces changements pourraient causer des surprises.

Il donne l'exemple de la circonscription de Louis-Hébert, où le ministre du Développement économique, Sam Hamad, ne connaît pas encore ses rivaux. En 2007, on l'avait d'abord déclaré perdant, puis gagnant avec une mince majorité. « Cette fois-ci, avec le redécoupage, ça va être d'autant plus important de suivre cette circonscription-là », a-t-il affirmé.