Politique - Risque d'élections : les libéraux refusent de céder

Le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, accuse la chef du NPD, Andrea Horwath, de « violer sa promesse » d'appuyer le budget de son gouvernement minoritaire.

Il a brandi, lundi matin, la menace d'élections hâtives, comme l'avait fait le premier ministre Dalton McGuinty la semaine dernière.

Libéraux et néo-démocrates semblent négocier à nouveau sur la place publique, alors que les conservateurs ont fait savoir, il y a plusieurs mois, qu'ils voteraient contre le budget. Un vote de confiance à ce sujet est prévu mercredi.

Mme Horwath a répété, lundi matin, qu'elle ne voulait pas d'un deuxième scrutin en moins d'un an. Elle a réduit de 13 à 4 le nombre de changements au budget qu'elle réclamait. Elle affirme que son parti a assoupli sa position de manière « significative », mais ajoute que le NPD ne peut appuyer certaines dispositions actuelles du budget, notamment en ce qui a trait à l'arbitrage pour les travailleurs.

Elle a laissé entendre que les députés du NPD pourraient s'abstenir lors du vote sur le budget, mercredi, comme ils l'avaient fait lors d'un vote précédent en avril.

Bras de fer

Le premier ministre, Dalton McGuinty, avait semblé retirer, dimanche, sa menace de déclencher un nouveau scrutin si le NPD ne cédait pas. Dans une lettre ouverte, dimanche, il a maintenu, toutefois, sa volonté de voir le budget être adopté dans sa forme actuelle.

« L'adoption du budget est essentielle à la stabilité économique, a-t-il dit. C'est la fondation du plan économique et financier du gouvernement. »

Le ministre des Finances, Dwight Duncan, a répété le même message, lundi matin, affirmant que son plan budgétaire visait à stimuler l'emploi et l'économie, en plus de sortir l'Ontario du rouge.

M. Duncan a ajouté qu'il suivrait les débats au comité des finances publiques, lundi et mardi.

Déficit

Les partis d'opposition avaient utilisé leur majorité au comité des finances publiques pour faire tomber des pans du budget la semaine dernière, ce qui avait soulevé la colère du premier ministre. Quelque 200 autres amendements sont sur la table.

Cette menace d'élections survient alors que l'Ontario fait face à un déficit de 15 milliards de dollars et que les agences d'évaluation du crédit ont évoqué la possibilité d'une décote si la province ne redressait pas la barre.