Justice - La prison à perpétuité pour Camille Cléroux d'Ottawa

L'Ottavien Camille Cléroux écope d'une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de trois femmes sur une période de 20 ans. Il ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant 25 ans.

La juge Lynn Ratushny, de la cour supérieure de l'Ontario, a déclaré que la meilleure place pour lui serait derrière les barreaux, après avoir entendu les détails « bouleversants » au sujet des meurtres commis.

L'homme de 58 ans avait reconnu, mardi matin, sa culpabilité, au palais de justice d'Ottawa, pour le meurtre prémédité de sa voisine Paula Leclair, 64 ans, en 2010.

Il a aussi plaidé coupable à l'accusation de meurtre non prémédité de deux de ses ex-femmes. Camille Cléroux a reconnu avoir battu à mort ces dernières avant de se débarrasser de leur corps.

Sa première femme, Lise Roy, 27 ans, a disparu en 1990. Ses ossements ont été découverts lors de fouilles effectuées derrière une ancienne résidence de Cléroux.

Sa deuxième femme, Jean Rock, 32 ans, a été vue pour la dernière fois en 2003. Ses ossements n'ont jamais été retrouvés.

Des détails difficiles à entendre

En cour mardi matin, des détails sur les meurtres ont été dévoilés. Plusieurs proches des victimes ont dû quitter la salle d'audience. Des ambulanciers se sont même rendus au palais de justice pour traiter le père d'une des victimes qui avait eu un malaise.

L'audience a été temporairement suspendue avant de reprendre en après-midi.

L'enquête de la police avait commencé en 2010, à la suite de la découverte du corps de Paula Leclair dans un boisé derrière un immeuble résidentiel d'Ottawa. Les soupçons des autorités se sont rapidement portés sur Camille Cléroux. L'homme avait été vu se débarrassant d'objets personnels de la victime.

En poursuivant leur enquête, les policiers ont découvert que deux des ex-conjointes de Cléroux avaient mystérieusement disparu. Comme celles-ci avaient coupé les liens avec leur famille, personne n'avait avisé les autorités de leur disparition.