- Manifestation postbudget des étudiants ontariens

Une vingtaine d'étudiants occupent le bureau de circonscription du ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Glen Murray, au centre-ville de Toronto.

Ils veulent ainsi dénoncer l'adoption du budget en Ontario, mercredi, qui ne fait rien pour alléger la dette des étudiants ontariens, selon eux.

« On va avoir beaucoup plus d'actions de la part des étudiants qui veulent des changements, qui sont inspirés par les étudiants du Québec » affirme la porte-parole du mouvement, Sarah Jayne King. Elle affirme que plusieurs activités seront organisées cet été ainsi que pendant l'automne.

Les étudiants prévoient maintenir l'occupation du bureau de Glen Murray jusqu'à 17 h, vendredi.

D'autres jeunes manifestent à l'extérieur du bureau du député de Toronto-centre et donnent de l'information au public.

Moins de bourses pour les étudiants francophones

Une bourse d'études de 1 500$, destinée aux étudiants qui souhaitaient poursuivre leurs études en français dans les collèges et universités, a par ailleurs été abolie.

« C'est pour simplifier le régime d'aide financière aux étudiants », explique le porte-parole du ministère de la Formation et des Collèges et Universités, Gyula Kovacs.

En 2012, 75 étudiants de l'Université Laurentienne en avaient notamment bénéficié à Sudbury.

Le gouvernement ontarien se défend de négliger l'éducation postsecondaire des jeunes franco-ontariens

« C'est aussi pour aider à défrayer une partie de la réduction de 30% des frais de scolarité, un programme qui encourage les jeunes à poursuivre leurs études immédiatement après avoir terminé leurs études secondaires », ajoute Gyula Kovacs.

« La réduction de 30% va être de beaucoup supérieure aux bourses que certains étudiants recevaient dans le passé », précise la ministre déléguée aux affaires francophones, Madeleine Meilleur.

Le rabais de 30% s'applique pendant la durée des études, tandis que la bourse abolie n'était valide que pour une année.

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, enquêtera sur cette affaire.