Francophonie - L'avenir incertain du comité français de Toronto

La présidente intérimaire du comité français de la Ville Reine tente de recruter des membres dans l'espoir de faire renaître de ses cendres le groupe, dont les réunions sont suspendues.

Le comité, qui jouissait d'un budget de quelques milliers de dollars, figure à la liste de groupes consultatifs municipaux que la Ville projette d'éliminer, par mesure d'économie budgétaire.

Le maire Rob Ford a annoncé, la semaine dernière, qu'il déposerait un rapport en juillet sur l'avenir des comités citoyens de la métropole, après une attente d'un an.

La présidente intérimaire du comité français, Clarisse Ngana, compte envoyer des courriels aux élus et aux leaders francophones de la ville. Mais elle n'entend pas mobiliser la communauté.

Scepticisme

De son côté, l'ancien membre du comité, Jean-Rock Boutin, pense « qu'il ne faut pas mettre nos espoirs élevés. »

Le président de l'ACFO-Toronto, Gilles Marchildon, est à peine plus positif. Il fonde de l'espoir, toutefois, dans le fait que le maire demandera au conseil municipal dans son ensemble de trancher.

Le conseil aurait pu sauver le comité français l'an dernier. Mais, lors d'un vote très serré, les conseillers ont plutôt choisi de soumettre son sort à l'examen du bureau du maire.