- Gangs de rue : le SPVM sur un pied d'alerte

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) annonce qu'il intensifiera sa présence auprès des organisations criminelles, quelques jours après les meurtres de deux membres influents du gang des Rouges.

Le SPVM étudie plusieurs pistes en lien avec ces assassinats, mais écarte celle d'une guerre entre gangs de rue comme celle qui a opposé des motards criminels dans les années 1990. Pour l'inspecteur-chef du service des enquêtes spécialisées au SPVM, Charles Mailloux, les meurtres de Chénier Dupuy et de Lamartine Paul Sévère pourraient être liés à une lutte de pouvoir.

« On ne parle pas de guerre de gangs de rue. On parle d'un conflit entre individus et des associations d'affaires présentement », dit-il, estimant que ce conflit pourrait avoir pour objet des dettes ou un partage de territoire.

Il ne nie pas par ailleurs l'implication possible d'un motard criminel relié aux Hells Angels. « C'est une hypothèse qu'on étudie présentement, au même titre que plusieurs autres », affirme M. Mailloux.

L'inspecteur-chef ajoute que la pression policière se fera plus forte sur les organisations criminelles. « Tous les endroits où les gens du crime organisé ont des rencontres ou sont d'intérêt pour nous vont être également priorisés et visités. Le but, c'est de vraiment s'assurer qu'on est sur le terrain et qu'on rassure la population », explique-t-il.

Chénier Dupuy, le chef présumé des Bo-Gars affiliés aux Rouges, a été abattu dans le stationnement des Galeries d'Anjou vendredi soir. Environ sept heures plus tard, son acolyte Lamartine Paul Sévère connaissait le même sort à son domicile de Laval.

Le SPVM lance un appel au public pour lui transmettre des informations qui pourraient l'aider à faire progresser ses enquêtes.

D'après un reportage d'Éric Plouffe