- Coupe de bois : manifestation en appui aux Algonquins du lac Barrière

Une centaine de manifestants ont sorti les casseroles mercredi midi à Montréal. Cette fois, il ne s'agissait pas de soutenir les étudiants, mais des Algonquins de l'Outaouais qui luttent contre l'abattage des arbres sur leurs territoires.

La communauté algonquine du lac Barrière s'oppose à la coupe de « sa » forêt par la compagnie Produits forestiers Résolu, autrefois dénommée AbitibiBowater. Les autochtones n'en veulent pas directement à la forestière : ils considèrent que le gouvernement Charest ne les a pas assez consultés avant d'autoriser l'exploitation de la ressource.

Selon les manifestants qui s'étaient réunis devant le siège social de l'entreprise, 90 % des membres de la communauté n'ont pas été consultés avant que le gouvernement donne son feu vert aux travaux forestiers de l'entreprise, alors que 100 % d'entre eux s'opposent au projet. En fait, seul le conseil de bande aurait été consulté par Québec.

En vertu d'un accord signé en 1991, le gouvernement provincial est tenu de s'entendre avec les Algonquins dès lors que des ressources sont extraites de leur territoire.

De son côté, Produits forestiers Résolu a expliqué dans un communiqué que ses opérations forestières ont été autorisées par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF) en vertu de la Loi québécoise sur les forêts, la société soulignant que la procédure de consultation a été respectée.

La compagnie estime que « la controverse actuelle semble être liée à des tensions politiques au sein de la collectivité », et elle « déplore se retrouver au centre de ce conflit interne ».

Les manifestants ne veulent pas empêcher la forestière de couper du bois. Ils demandent à Québec de revenir à la table des négociations afin de discuter d'une nouvelle entente qui préserverait l'environnement ainsi que le mode de vie les rites et la culture autochtones.