Gaz de schiste - Des Québécois visitent l'Alberta pour se familiariser avec la fracturation hydraulique

Un groupe d'agriculteurs et de citoyens québécois mené par un représentant de l'Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers (AFSPG) a fait la tournée de l'Alberta pour mieux comprendre la fracturation hydraulique.

Les participants de la tournée voulaient se familiariser avec cette technique d'extraction qui est la cible d'un moratoire au Québec dans le cadre de l'exploitation de gaz de schiste.

L'AFSGP, qui a financé la tournée, affirme que les Québécois s'attardent souvent aux problèmes de gaz de schiste survenus dans le nord-est des États-Unis, mais qu'ils devraient songer à visiter l'Alberta pour approfondir leurs connaissances sur le sujet.

« On sait qu'au niveau de l'exploration et de l'exploitation gazières, les meilleurs au pays se trouvent ici. Si on développe le gaz de schiste au Québec, je veux qu'on le développe avec les pratiques de l'industrie », a affirmé le président de l'AFSPG, Mario Lévesque.

Pascal Grondin, l'un des participants, a affirmé avoir été surpris par la relation entre les propriétaires et l'industrie pétrolière.

« Le contact avec les compagnies a l'air très facile et sur une base très humaine entre les cultivateurs et les représentants de l'industrie », a-t-il souligné.

La ferme de Gary Tressider n'était pas au menu de la visite. M. Tressider a affirmé que plusieurs puits de pétrole entourent son ranch et qu'il souhaiterait un moratoire comme celui du Québec parce qu'il craint que la qualité de l'eau ne soit touchée par la fracturation hydraulique.

Les participants se sont dits satisfaits de leur tournée, mais ils n'ont pas indiqué s'ils souhaitaient la fin du moratoire au Québec.