Économie - Barrage des Attikameks en Haute-Mauricie : les impacts économiques se font sentir

Jeudi, les Autochtones continuaient de bloquer les chemins forestiers et le chemin de fer en Haute-Mauricie. Depuis mardi, les Attikameks ont mis en place un barrage pour perturber les opérations forestières et empêcher le bois de quitter leur territoire.

Ce barrage des routes et des chemins de fer a déjà des répercussions économiques. Les 90 employés de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice qui travaillent en forêt sont temporairement mis au chômage jeudi, faute de travail.

La Coopérative, qui est copropriétaire de la scierie de Rivière-aux-Rats, s'inquiète des conséquences du maintien des moyens de pression sur l'approvisionnement en matière première.

« Nous avons dû interrompre une partie des opérations à cause du blocus. On comprend très bien les revendications. Nous cohabitons avec les Attikameks depuis plus de 25 ans. Sauf que le conflit doit se régler », soutient le directeur général de la Coopérative, Claude Dupuis.

Rencontres avec le CN et le gouvernement

Les Autochtones ont eu des discussions mercredi après-midi avec des représentants du Canadien National. Les Attikameks empêchent les trains de marchandises de circuler sur leur territoire et le CN espérait parvenir à une entente afin de mettre fin au barrage. Toutefois, la voie ferrée était toujours bloquée mercredi matin.

Une autre rencontre importante a eu lieu mercredi après-midi. Le ministre des Affaires autochtones du Québec, Geoffrey Kelley, a discuté avec les Attikameks. Pour l'instant, il est impossible de savoir ce qui est ressorti de cette rencontre.

À Wemotaci, les Attikameks semblent déterminés à maintenir le barrage jusqu'à ce qu'ils aient conclu une entente satisfaisante avec les gouvernements et les compagnies forestières.