Politique municipale - Le chef des pompiers et des ambulanciers de Winnipeg dans l'embarras

Depuis quelques jours, de nombreuses voix dénoncent une entente d'échange de terrains conclue entre le chef des pompiers et des ambulanciers de Winnipeg et l'entreprise Shidico.

Reid Douglas s'était entendu verbalement avec le développeur immobilier Shindico pour échanger deux vieilles stations situées rue Berry et rue Grosvenor, ainsi qu'un terrain du quartier Fort Rouge. Ces propriétés appartiennent toutes à la Ville de Winnipeg.

En contrepartie, l'entreprise devait céder à la Ville une nouvelle station dont elle est propriétaire, située au numéro 12 de la rue Taylor.

Un arrangement inhabituel

«  C'est comme échanger une voiture usagée pour une voiture neuve  » se justifie Reid Douglas, pour qui l'entente verbale était destinée à réduire la lourdeur bureaucratique et ainsi accélérer la transaction.

Mais selon l'avocat Antoine Hacault, ce type d'arrangement est pour le moins incongru, car la prérogative revient normalement au conseil municipal de « considérer si les propriétés qui doivent être vendues sont des propriétés qui sont en surplus ».

Le chef des pompiers et des ambulanciers de Winnipeg n'a pas l'autorité légale pour négocier, ni conclure une entente verbale selon Antoine Hacault, car «  avoir des ententes verbales, c'est contre les politiques de la ville. La politique de la ville établie en 2006 est que les offres doivent être par écrit  ».

Un processus de vente à revoir

«  C'est dans l'intérêt public d'atteindre les normes de transparence les plus élevées  », a rappelé le conseiller municipal de River Heights-Fort Garry, John Orlikow, soulignant par là le manque de transparence de cette entente.

Le président du comité des finances et conseiller municipal Scott Fielding a d'ailleurs fini par reconnaître que « des erreurs ont été commises et pas seulement au niveau des communications  ».

Il a assuré que le conseil municipal étudiera l'entente en détail cet automne.