Médias francophones - Journaux en situation minoritaire : l'APF en appelle au ministre Moore

L'Association de la presse francophone (APF) demande que les journaux de langue officielle en situation minoritaire soient considérés comme les magazines, en ce qui a trait à leur financement.

« Contrairement à des hebdos francophones régionaux pour [lesquels] c'est plus facile d'envoyer un journal par camelot [...], lorsqu'on a un très grand territoire à desservir, comme c'est le cas de La Liberté au Manitoba, ou Le Franco ici en Alberta, Postes Canada est la seule alternative et nos coûts sont exorbitants », a expliqué son président vendredi, Étienne Alary, depuis Edmonton.

M. Alary est également directeur du Franco.

Il cite le troisième principe directeur du volet « Aide aux éditeurs » qui se trouve sur le site du Patrimoine canadien et qui dit qu'il faut « tenir compte des réalités différentes des magazines et des journaux, ajoutant que « les magazines reçoivent davantage de financement par exemplaire ».

Les stratégies diffèrent d'un journal à l'autre pour défendre leurs subventions

Alors que la pétition d'environ 3000 signatures pour sauver le financement de l'hebdomadaire manitobain La Liberté a été envoyée à Ottawa, les médias imprimés francophones d'Edmonton, de Sudbury et de la Nouvelle-Écosse n'entendent pas recourir au même outil de revendication.

Les organisateurs de la pétition ont confirmé avoir envoyé vendredi leur pétition au ministre du Patrimoine canadien, James Moore, au chef de l'opposition et du Nouveau parti démocratique, Thomas Mulcair, et à la députée fédérale de Saint-Boniface, Shelly Glover.

Pour sa part, l'éditeur du Voyageur de Sudbury , qui perdra 30 % de son financement explique qu'il préfère une stratégie plus discrète qu'une pétition.

« Ici on a décidé de prendre une approche plutôt de discussion et puis essayer de faire des rencontres avec le ministre pour au moins lui faire comprendre », a-t-il indiqué.

Le Franco , qui tire depuis Edmonton, et le Courrier de la Nouvelle-Écosse sont du même avis et ont décidé de porter leurs revendications auprès de leurs élus fédéraux locaux.

D'autre part, M. Alary espère pouvoir rencontrer le ministre Moore le 26 juin prochain, alors qu'il sera de passage à Edmonton.