- L'Assemblée des Premières Nations réunie pour choisir son chef

L'Assemblée des Premières Nations (APN) se choisit un nouveau chef national au cours de sa 33e assemblée générale annuelle, qui se tient du 17 au 19 juillet au Palais des congrès du Toronto métropolitain. Le chef national en titre, Shawn Atleo, tentera d'être réélu pour un deuxième mandat de trois ans, alors que sept autres candidats s'opposeront à lui.

Chef héréditaire de la communauté d'Ahousaht, M. Atleo a été élu deux fois chef régional de l'APN en Colombie-Britannique. Il détient une maîtrise en éducation.

Les autres candidats :

Bill Erasmus est né à Yellowknife en 1954. Il est le chef de la communauté denée dans les Territoires du Nord-Ouest depuis 1985. Diplômé en science politique de l'Université d'Alberta, il fait partie du comité exécutif de l'APN depuis 1987.

Travaillant à la défense des droits des Autochtones depuis 22 ans, la Québécoise Ellen Gabriel était la porte-parole des Mohawks lors de la crise d'Oka en 1990. Elle a depuis participé à plusieurs comités parlementaires sur les droits des autochtones. Elle est également active sur le plan international. Elle a notamment pris part à l'Instance permanente sur les questions autochtones de l'ONU, aux négociations du protocole de Nagoya de la Convention sur la biodiversité et au Mécanisme d'Experts sur les droits des peuples autochtones des Nations unies. Elle a été présidente de l'Association des femmes autochtones du Québec pendant 6 ans, en plus de recevoir plusieurs prix d'organismes de femmes autochtones.

Originaire de Berens River, à quelque 270 km au nord de Winnipeg, Joan Jack a étudié en enseignement de l'administration des affaires et en droit. Elle a participé à plusieurs négociations, notamment pour négocier des ententes sur la gestion des pêches autochtones en Colombie-Britannique. Elle entre autres agi à titre d'observatrice pour l'Entente sur l'autonomie gouvernementale du Yukon, lors des négociations du Traité sur le saumon du Pacifique Canada-États-Unis. Mme Jack vit au Manitoba depuis 2003, où elle a ouvert un cabinet d'avocat.

Terrance Nelson a été chef de la communauté anishinabe de Roseau River. Il a obtenu cinq mandats de suite. Il est président de l'American Indian Movement et porte-parole de l'Okiijida Warrior Society. M. Nelson est également un auteur prolifique. Il a rédigé de nombreux livres ( Genocide in Canada , Okiijida, The Warrior Society , Anishinabe Aki: Sovereignty and Sovereign Immunity in Treaty One et The New Buffalo, Gaming in Manitoba ) et articles sur l'économie et la souveraineté des Premières Nations. Il a négocié plusieurs ententes avec le gouvernement fédéral sur les droits fonciers. Il a visité l'Irak pour le compte de l'ONU en 1998.

Avocate de formation, Diane M. Kelly est membre des barreaux du Manitoba et de l'Ontario. Elle a cumulé beaucoup d'expérience dans le milieu de la gouvernance (notamment en ce qui concerne la formation des conseils d'administration, les projets de recherche et développement relatifs aux revendications territoriales, les négociations de traités et les politiques d'éducation). Depuis 2008, elle est également chef du Grand Conseil du Traité numéro 3, un territoire situé au nord-ouest de l'Ontario et au sud-est du Manitoba.

Originaire du nord du Nouveau-Brunswick, Pamela D. Palmater a été avocate pendant 14 ans. Elle détient un doctorat en droit de l'Université Dalhousie. Elle oeuvre à titre de bénévole depuis plus de 25 ans dans des dossiers sociaux et juridiques au profit des Premières Nations. Elle est professeure agrégée au département de politique et de l'administration publique à l'Université Ryerson et dirige le Centre de gouvernance autochtone de l'institution.

Ancien agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), George Stanley est le chef régional de l'Alberta. Il dispose d'une vaste expérience du système juridique. Il a été chef de la communauté de Frog Lake en Alberta. Il a organisé deux conférences - l'une en Colombie-Britannique et l'autre en Alberta - sur les femmes autochtones disparues et assassinées.

Le chef national doit être élu par une majorité de 60 % des électeurs inscrits. L'APN compte 633 communautés des Premières Nations au Canada.