Francophonie - Saint-Boniface : nouveaux locaux pour les services bilingues de la Cour provinciale

La vente de l'ancien poste de police de Saint-Boniface soulève plusieurs questions, dont celle du sort réservé à la Cour provinciale et du greffier de la Cour du Banc de la Reine qui y louent des locaux. La province affirme vouloir continuer de fournir les services d'une cour bilingue dans ce secteur, mais certains se demandent où elle sera déménagée.

Le directeur général de l'Association des juristes d'expression française du Manitoba (AJEFM), Philippe Richer, a appris le mois dernier que la province cherchait de nouveaux locaux pour loger une cour permanente.

La nouvelle l'a surpris, mais aussi réjoui puisque « ça fait très longtemps que l'AJEFM et d'autres éléments à l'intérieur de la communauté demandent d'avoir une cour provinciale à Saint-Boniface », soutient-il.

Il avance même que d'autres services juridiques pourraient être ajoutés dans le nouvel édifice à ceux déjà fournis, comme des juges de la paix.

La Société franco-manitobaine est aussi satisfaite que la province ait l'intention de continuer d'offrir ces services en français à proximité de la communauté. « C'est un acquis et c'est quelque chose qu'on veut garder. Pour nous, l'accessibilité est importante, le fait que ce soit ici à Saint-Boniface, c'est proche pour les citoyens », explique Daniel Boucher, directeur général de la Société.

Un déménagement qui inquiète

L'Association des résidents du vieux Saint-Boniface aimerait que le tribunal reste dans les mêmes locaux. « La Cour provinciale est une belle utilisation de l'édifice aujourd'hui, donc ce serait dommage de déménager et d'entraîner des frais », déclare Walter Kleinschmit, le président de l'Association.

Il craint que des retards dans le déménagement engendrent un manque de services et que la cour soit d'abord déménagée au centre-ville temporairement, mais qu'elle finisse par y rester.

La province soutient que la cour restera à long terme dans le quartier Saint-Boniface, mais ne confirme pas quel sera son sort immédiatement après la vente du poste de police.