Francophonie - 3000 signatures pour soutenir le journal La Liberté

Les bénévoles s'activaient jeudi à récolter les dernières signatures en faveur du maintien du financement fédéral de La Liberté , l'hebdomadaire francophone du Manitoba.

Les initiateurs de cette pétition s'étaient donnés jusqu'à jeudi pour la remettre à Ottawa. En fin d'après-midi, ils avaient recueilli plus de 2300 signatures. Finalement, 3002 personnes ont signé cette pétition.

Les signataires demandent au gouvernement de revenir sur sa décision de réduire le financement du journal de moitié. Le journal, qui s'apprête à fêter son centième anniversaire, a appris que son financement dédié aux envois postaux passera de 120 000 $ à 60 000 $.

À la suite de cette annonce, la Société franco-manitobaine (SFM) et l'Association des résidents du Vieux Saint-Boniface ont convenu de la nécessité de mobiliser la communauté.

Des exemplaires de la pétition ont été déposés dans des commerces, des écoles, des organismes, en vue de la remettre à la Société franco-manitobaine qui l'enverra à Ottawa avant la fin de la session parlementaire, la semaine prochaine.

« Ça nous touche pas mal de voir tout ce monde-là autour de nous, tous ces gens qui nous tapent sur l'épaule et nous disent à quel point ils apprécient le journal », explique la rédactrice en chef adjointe du journal La Liberté , Lysiane Romain.

« La réponse a été extraordinaire, étant donné le peu de temps qu'on s'était donné. À peine deux semaines, une semaine et demie au total. Ça été vraiment extraordinaire », affirme Bertrand Nayet, l'un des citoyens qui ont pris l'initiative de lancer cette pétition.

Cependant, l'un des lecteurs du journal francophone, Denis Bisson, constate que peu de gens dans son entourage connaissent l'existence de cette pétition.

« On sait que Christine-Lespérance est l'école élémentaire la plus grosse, la plus populeuse de la DSFM [Division scolaire franco-manitobaine], si on peut en croire les chiffres, et on ne savait absolument rien de l'existence de cette pétition à l'École Christine-Lespérance », affirme-t-il.

Selon lui, la SFM aurait dû prendre l'initiative beaucoup plus tôt.

« Une pétition ou un geste citoyen a beaucoup plus d'impact que si ça vient d'un groupe ou d'un organisme », estime pour sa part le directeur général de la SFM, Daniel Boucher.

« Je pense que le meilleur moyen de faire pression, c'est lorsque les citoyens décident qu'ils veulent faire un geste. L'autre chose, c'est que nous avons été en discussion avec la députée de Saint-Boniface [Shelly Glover]. On a fait différentes choses par rapport à ce dossier-là, on participe pleinement à la pétition », a-t-il ajouté. Bertrand Nayet estime lui aussi que les citoyens ont un rôle à jouer et qu'il ne doivent pas se décharger de leurs devoirs sur les institutions.