Élections - Campagne électorale 2.0 pour plusieurs candidats

Les réseaux sociaux sont de nouveaux joueurs dans la présente campagne électorale selon certains observateurs. C'est une nouvelle réalité pour plusieurs candidats en plus d'être présents sur le terrain, ils devront dorénavant l'être aussi dans l'univers 2.0.

La campagne électorale n'est commencée que depuis trois jours que déjà les tweets abondent sur le sujet. Les mots-clics #QC2012, #PolQc, #PLQ, #PQ, #CAQ, #Legault, #Marois, #Charest sont parmi les plus populaires sur Twitter.

« On peut passer un message qui ne passait pas avant, pour diverses raisons, dans les médias. Du coup la population entend ça et se dit, mais c'est intéressant et là le retweet et le repasse à d'autres personnes », explique le conseiller en stratégie web et réseaux sociaux et blogueur à Radio-Canada, Martin Lessard.

Ce nouveau médium puissant a été adopté par plusieurs candidats de la région de l'Estrie. « On atteint, avec les réseaux sociaux, une catégorie d'électeurs différente des techniques traditionnelles des rencontres des électeurs. Ça ne remplace pas le porte-à-porte qu'il faut faire de façon intensive, mais ça ajoute une certaine catégorie d'électeurs qui sont sur les réseaux sociaux », croit le candidat du Parti québécois dans Saint-François, Réjean Hébert.

Le candidat de Québec Solidaire à Sherbrooke, Christian Bibeau, est du même avis. « Ça permet d'avoir une communication extrêmement rapide avec monsieur et madame tout le monde. Ça permet d'échanger, de répondre à des questions, de pouvoir émettre des opinions. À la rigueur, ça permet de débattre de certains sujets », croit-il.

Il faut toutefois bien savoir s'en servir pour créer l'impact désiré. « Les gens qui fréquentent Twitter, ce sont des gens qui sont des grandes gueules, qui parlent beaucoup, qui sont des influenceurs dans leur milieu, qui sont des relais. Dans ce sens, oui ça vaut la peine de parler aux électeurs », croit le spécialiste Martin Lessard.