Société - Côte-Nord : croissance de l'écart entre les riches et les pauvres à Sept-Îles

L'écart entre les riches et les pauvres prend de l'ampleur dans la région de Sept-Îles, même si le niveau de vie y est élevé.

Alors que les projets de développement se multiplient, dans la foulée du Plan Nord, de plus en plus de personnes ont besoin d'assistance pour joindre les deux bouts.

Pour certains les salaires augmentent alors que pour d'autres, c'est la misère qui s'amplifie.

Le président d'Actions pauvreté Sept-Îles, Doris Nadeau, soutient que l'augmentation des prix du logement et de l'alimentation devient de plus en plus problématique pour les personnes à faible revenu dont certains retraités.

À preuve, le service de soupe populaire est de plus en plus sollicité.

« Depuis un an, on a eu 1000 personnes de plus à la soupe populaire, donc c'est un signe d'augmentation de la pauvreté », confirme le porte-parole du centre d'intervention, Jean-François Albert.

L'an dernier, Québec a débloqué près de 2,5 millions de dollars sur quatre ans pour lutter contre la pauvreté sur la Côte-Nord. Près de 400 000 $ sont destinés aux nouveaux projets, mais Actions Pauvreté Sept-Îles questionne les critères d'attribution.

Et les autres

Pourtant, selon les plus récentes données de Statistique Canada, le revenu familial moyen atteint 78 000 $ par année à Sept-Îles.

En 2010, la ville a fait partie des municipalités dont le revenu familial a le plus augmenté au Canada.

Et malgré cela, les écarts entre les riches et les pauvres continuent de se creuser, conclut le président d'Actions pauvreté Sept-Îles, Doris Nadeau.