Industrie touristique - Bas-Saint-Laurent : mobilisation régionale pour le phare de Pointe-au-Père

La Corporation du Site historique maritime de la Pointe-au-Père entreprend de mobiliser le milieu régional pour empêcher Parcs Canada de reprendre la gestion du Lieu historique national du Phare-de-Pointe-au-Père.

La Corporation a déjà contacté ses partenaires comme l'Association touristique régionale, le Québec Maritime, la Ville de Rimouski et la Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent.

La Corporation qui gère le phare et les maisons du site depuis plus de 30 ans a appris la nouvelle il y a quelques jours. La décision est perçue comme le démantèlement injustifié d'un joyau touristique régional. On ressent ça comme un vol, avoue M. Guay. « On est propriétaire du musée de l'Empress of Ireland et du sous-marin [NDLR Onondaga]. Parcs Canada est propriétaire du phare et des maisons. On avait un contrat avec eux chaque année », ajoute le directeur.

Au fil des ans, la Corporation a fait du site une des attractions majeures du Bas-Saint-Laurent. Serge Guay ne comprend pas comment son organisme pourra coordonner ses activités avec celles de l'administration fédérale. « On est ouvert 18 semaines par été. Parcs Canada veut réduire ça à 10 semaines d'opération. Les gens vont arriver ici, les touristes, la porte du phare va être barrée à partir du 4 septembre », raconte le directeur de la Corporation du site historique de la Pointe-au-Père.

Réactions régionales

Tourisme Bas-Saint-Laurent abonde dans le même sens et s'inquiète des impacts qu'aura notamment la fermeture du phare aussi tôt dans la saison. Selon le directeur général, Pierre Laplante, tout cela va causer une grande confusion pour les touristes. « Il va falloir expliquer aux gens que c'est une double gestion. Pour les touristes c'est toujours une chose un peu frustrante », commente M. Laplante. Ce dernier rappelle que le site forme un tout dans l'esprit des gens.

Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, abonde dans le même sens.

Le député estime que le gouvernement Harper invente une solution à un problème inexistant. Selon lui, l'impact économique sera très négatif pour l'industrie touristique régionale.