Grandes marées - Bas-Saint-Laurent : protection des berges à Sainte-Luce et à Sainte-Flavie

Les grandes marées de 2010 ont amené les deux villages à limiter sévèrement l'utilisation des terrains situés en bordure du Saint-Laurent.

Les résidents, qui ne pouvaient déjà plus construire de bâtiment dans les zones à risque, ne pourront pas non plus y installer de roulotte et de véhicules récréatifs.

La plupart des propriétaires riverains dont la résidence a dû être démolie ont remis leur terrain aux autorités.

Malgré les restrictions imposées sur l'utilisation des berges, cinq terrains remis en vente à Sainte-Luce ont rapidement trouvé preneur.

Le maire Gaston Gaudreault indique que les nouveaux propriétaires ont bel et bien été informés qu'ils ne pouvaient rien installer sur leur terrain. « En fait, c'est comme un droit de passage, les gens peuvent y aller une journée ou s'installer sur la grève ou sur le terrain. Ils sont responsables de l'entretien », explique le maire de Sainte-Luce.

La situation est similaire à Sainte-Flavie où le maire, Damien Ruest, voulait entre autres préserver l'accès au fleuve. Là, non plus, les roulottes et les véhicules récréatifs ne pourront pas s'installer. « On ne favorise pas ça parce qu'on a déjà deux terrains de camping dans le village, deux contribuables importants », précise M. Ruest.

Les deux municipalités souhaitent céder les terrains disponibles aux abords de la route 132 au ministère des Transports du Québec qui verra à la protection des berges.

Le ministère a déjà confirmé par lettre son intention d'acquérir ses terrains.