Assurance-emploi - Est du Québec : la CSN invite la population à se mobiliser contre les changements à l'assurance-emploi

La pétition nationale que lance la CSN vise à sensibiliser la population et à obtenir l'appui des élus contre la loi C-38.

Entérinée le 18 juin à la Chambre des communes, la loi C-38 oblige notamment certains prestataires à accepter un travail moins rémunéré, jusqu'à 30 % inférieur au précédent.

Un appel à tous

« On va interpeller dans les semaines qui suivent les conseils de ville, les MRC, nos partenaires pour effectivement regrouper le plus de noms possible », explique la présidente de la CSN pour le Bas-Saint-Laurent, Nancy Legendre.

Malgré tout, le vice-président national de la CSN, Jean Lacharité, est conscient qu'il faudra bien plus qu'une pétition pour faire reculer le gouvernement Harper : « C'est un gouvernement qui gouverne par idéologie, pour les grandes entreprises. »

Il lance un appel à tous les syndicats du Québec.

« Pour nous, c'est fondamental de lancer une campagne nationale, avec les autres organisations syndicales du Québec pour convaincre les gens que ça n'a pas de sens ce que le gouvernement fédéral est en train de faire. Je rappelle qu'il ne met pas un sou dans la caisse de l'assurance-emploi comme gouvernement. Là, il est en train de se mêler de quelque chose qui ne le regarde pas du tout. Et tout ce qu'il vise à créer, c'est une pression à la baisse sur la rémunération. »

Une réforme qui appauvrit

Si la réforme est maintenue telle quelle, les travailleurs saisonniers s'appauvriront d'année en année, selon le travailleur sylvicole René Martel.

« Admettons que je fasse 1000 $ (un chiffre fictif) par semaine pendant 20 semaines par année. Là, je vais descendre à 700 $, et ainsi de suite. À un moment donné, je vais me retrouver au salaire minimum dans quatre ou cinq ans. »

Cette pétition sera déposée cet automne à la Chambre des Communes. La CSN souhaite solliciter d'autres provinces du Canada comme les Maritimes qui comptent elles aussi de nombreux travailleurs saisonniers.

D'après un reportage de Julie Tremblay