Économie locale - Côte-Nord : Jean Charest à l'écoute de la Minganie

Le premier ministre Jean Charest a discuté, mardi, avec les élus, les Innus et les gens d'affaires de la Minganie.

La rencontre, organisée par l'Association des gens d'affaires de la Minganie, a permis de faire le point sur certains dossiers, dont l'implantation du quartier général d'Hydro-Québec au complexe hydroélectrique de la Romaine, à Havre-Saint-Pierre.

Le premier ministre du Québec a d'ailleurs promis d'intervenir auprès d'Hydro-Québec pour parvenir à une solution sur la question de l'emplacement du centre de services et du nombre d'emplois permanents liés à l'entretien du complexe de la Romaine. « Il y aura 115 emplois. Ça va être ça, quand on inclut les 70 pour opérer les barrages, les 30 qui vont être des emplois liés à l'opération des barrages, mais en sous-traitance, et un autre 15 emplois pour opérer ici dans la région », a garanti le premier ministre à la sortie de la rencontre.

Depuis plusieurs mois, la municipalité de Havre-Saint-Pierre tente de convaincre la société d'État de construire ses bureaux permanents dans les limites de la municipalité et non à 45 km plus au nord. Plusieurs représentants régionaux s'inquiètent aussi du nombre d'emplois locaux qui seront créés après la construction des barrages.

Le président de l'Association des gens d'affaires de la Minganie, Théoharris Ghanas, se dit satisfait. « Au départ, on avait peut-être compris 114 emplois directs, mais c'est peu important si c'est à Havre-Saint-Pierre », indique M. Ganas.

Contrats locaux

Les discussions, raconte M. Ganas, ont aussi porté sur le fractionnement des contrats d'Hydro-Québec puisque les petites entreprises régionales peuvent difficilement soumissionner pour des contrats de plusieurs dizaines de millions de dollars.

Le président-directeur général de la Corporation Atik, Daniel Malec, croit que les entreprises régionales et les communautés autochtones doivent avoir leur juste part des retombées économiques. « On est capable d'avoir des contrats de 5, 10 millions, 12 et 14 millions, mais pas des contrats à 50, 70 millions », explique M. Malec.

Le président de l'Association des gens d'affaires de la Minganie a été rassuré par les propos du premier ministre sur le sujet. « Il reste quelques bons petits contrats à donner. Si on peut faire le travail pour les prochaines années du projet, je pense que ça va être de bon augure pour le développement durable », commente Théoharris Ganas.

Mercredi matin, le premier ministre Jean Charest, toujours en Minganie, visite le chantier hydroélectrique de la Romaine.