Santé - Pas de place pour le privé en santé au Nouveau-Brunswick selon la ministre

L'arrivée d'une première clinique de radiologie privée au Nouveau-Brunswick n'aura pas d'effet sur le désengorgement du système de santé publique, selon la ministre de la Santé, Madeleine Dubé.

Les patients qui attendent de subir un examen d'imagerie par résonance magnétique auront, dès septembre, accès à des services privés. Actuellement, la liste d'attente pour subir ce type d'examen atteint 50 semaines dans certaines régions.

« C'est une méthode de diagnostic comme telle. Donc, il n'y aura pas nécessairement d'accès plus rapide à des traitements qu'un autre qui va avoir un diagnostic dans le public », affirme la ministre Dubé.

Six autres provinces ont depuis plusieurs années, des cliniques IRM privées, dont l'impact est important. Au Québec, par exemple, le principal client de ces cliniques est le gouvernement.

Ce ne sera pas le cas au Nouveau-Brunswick, assure la ministre.

« C'est un précédent, bien entendu, mais c'est très clair que l'assurance maladie ne payera pas pour des services privés », dit Mme Dubé.

Encadrement du privé

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a pas de politique pour encadrer les cliniques privées qui s'installent dans la province.

L'opposition officielle croit qu'il est temps de se pencher sur ce dossier. Le chef libéral par intérim, Victor Boudreau, croit que le gouvernement ne peut simplement pas fermer les yeux sur le développement du secteur de santé privé.

« Le gouvernement doit certainement encadrer cette question-là pour justement s'assurer, et avoir autant de garanties que possible en place, que (cela ne nuit pas au) système public. Et il faut continuer d'investir dans le système public », affirme M. Boudreau.