- Les travailleurs de Pêcheries F. N. ne savent toujours pas à quoi s'attendre

Des travailleurs de Pêcheries F. N. qui se sont présentés lundi matin devant l'usine de Shippagan, au Nouveau-Brunswick, n'ont pu obtenir de précision sur l'avenir de cette entreprise en difficulté.

Ils n'ont toujours pas été payés pour le travail qu'ils ont accompli à la fin de la saison du hareng, l'automne dernier. Ils craignent que l'usine ne rouvre pas.

L'usine emploie normalement environ 250 travailleurs. Une soixantaine d'entre eux étaient présents devant l'usine. Certains affirment que l'entreprise leur doit une semaine de salaire, d'autres, deux semaines.

Le directeur général de l'usine, Robert Gaudet, a rencontré quelques travailleurs en privé. La discussion a duré un peu moins d'une heure. Les travailleurs disent qu'ils n'en ont pas appris davantage sur la situation financière de l'usine. Son sort n'est toujours pas clair pour eux.

La direction de l'usine refuse de faire des commentaires.

Les gens se demandent si l'usine ouvrira pour la saison du crabe. Cette pêche pourrait commencer dès le 15 avril. Normalement, à ce moment de l'année, des employés de Pêcheries F. N. prépareraient l'usine pour la reprise de ses activités, mais on remarque peu d'activité autour du bâtiment.

Des pêcheurs se sont aussi présentés à l'usine, jeudi dernier, dans l'espoir d'être payés pour leurs captures de hareng, mais sans obtenir satisfaction.