Gaz de schiste - Des citoyens tentent de bloquer un forage au Cap-Breton

Un groupe représentant des résidents et des entrepreneurs du Cap-Breton demande à un juge d'empêcher l'entreprise PetroWorth de forer un puits exploratoire près du lac Ainslie.

Les représentants de ce groupe, l'association environnementale de la Margaree, présentent cette demande à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, mercredi, à Halifax.

Selon l'un des demandeurs, l'environnementaliste et producteur d'énergie verte Neil Livingston, PetroWorth a acquis les droits d'exploration sur près de 1 million d'arpents à l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick et au Cap-Breton.

L'entreprise a l'intention de creuser un premier puits exploratoire au Cap-Breton d'ici le 15 juillet. Pour l'instant, il ne s'agit que d'un puits vertical de 1200 à 1500 mètres sans fracturation hydraulique. Il sera foré à quelques dizaines de mètres seulement d'un cours d'eau ou de maisons. Selon les résidents, c'est faire courir un risque inacceptable à l'environnement et au voisinage.

Marilyn MacDonald, une opposante, affirme que les gens ne veulent pas de ce puits. Elle fait partie de l'association environnementale de la Margaree, avec 200 autres résidents inquiets.

Ce groupe a demandé au ministre de l'Environnement, Sterling Belliveau, d'annuler le permis de PetroWorth. Le ministre a refusé. L'association fait donc appel à la cour. Bryan Peters, l'un des coprésidents, souligne que des sympathisants ont contribué au financement de cette démarche avec des dons totalisant 10 000 $.

Le grand lac Ainslie alimente la rivière de Margaree, une rivière patrimoniale connue pour son stock de saumons. Neil Livingston accuse le gouvernement provincial de ne pas se soucier de l'environnement.