Conflit de travail - Les négociations sont rompues entre Codiac Transpo et la ville de Moncton

Après deux séances de négociations en présence d'un conciliateur lundi et mardi, les pourparlers sont rompus entre la ville de Moncton et les employés de la société des transports Codiac.

Le président du Syndicat uni du transport, George Turple, affirme avoir présenté deux propositions afin de répondre aux exigences de la ville, entre autres sur les heures supplémentaires.

Du côté de la ville de Moncton, le porte-parole Paul Thomson rétorque que le syndicat a présenté de nouvelles demandes.

Arbitrage exécutoire

Au terme des négociations, le syndicat a dit qu'il réclamait l'arbitrage exécutoire, pour obliger les deux parties à se soumettre à la décision d'un arbitre pour mettre fin au conflit.

Mardi après-midi, la ville de Moncton a annoncé qu'elle rejette catégoriquement l'idée de l'arbitrage exécutoire. La ville estime que l'arbitrage exécutoire laisse le processus de décision entre les mains d'une tierce partie qui n'est pas tenue de rendre de comptes aux contribuables.

Selon le directeur municipal de Moncton, Jacques Dubé, le syndicat ne semble pas prêt à négocier, et demeure enfermé dans sa position.

Les 90 mécaniciens, chauffeurs et préposés à l'entretien de Codiac Transpo sont en lock-out depuis le 27 juin. Les salaires et les conditions de travail sont les principaux points en litige.

Les employés sont sans contrat de travail depuis deux ans.