Achat de bois - Le ton monte dans l'industrie forestière au Nouveau-Brunswick

La forestière J. D. Irving avise les propriétaires de lots boisés du Nouveau-Brunswick qu'elle n'achètera plus leur bois à pâte jusqu'à nouvel ordre.

L'entreprise a publié des avis à ce sujet mardi, dans des journaux.

Cette mesure est une réaction à une décision de la Commission des produits forestiers du Nouveau-Brunswick. L'agence gouvernementale a décidé le 25 juillet dernier qu'en matière d'achat de bois, les forestières devaient transiger principalement avec les Offices de commercialisation des produits forestiers.

J. D. Irving est insatisfaite de cette décision. Dans son avis public, l'entreprise explique qu'elle fait affaire directement avec des propriétaires de terres boisées.

Les Offices de commercialisation et J. D. Irving sont à couteaux tirés depuis des années. La forestière veut avoir le droit de faire affaire avec les propriétaires sans l'intervention de ces organismes. Pour leur part, les Offices demandent le contraire.

Le 26 juillet, des représentants de J. D. Irving, de la Commission des produits forestiers et des Offices de commercialisation se sont réunis avec le ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, Bruce Northrup. À ce moment, la forestière a appris que les contrats qu'elle avait conclus avec des propriétaires étaient illégaux. L'avis publié dans les journaux exprime sa frustration à ce sujet.