Société - La pénurie de main-d'oeuvre favorise les personnes handicapées


Un récent rapport de la Commission des droits de la personne indique que les personnes handicapées sont sous-représentées dans les organismes publics. Par contre, la pénurie de main-d'oeuvre que connaît l'Abitibi-Témiscamingue peut faciliter leur intégration.

Les organismes publics qui ont plus de 100 employés, comme les commissions scolaires et les municipalités, doivent embaucher des personnes handicapées dans une proportion équitable. Selon la Commission des droits de la personne, les travailleurs ayant un handicap devraient représenter 4 % du nombre total d'employés dans ces organismes.

Au Québec, les organismes publics comptent généralement 1 % d'employés handicapés.

« Il y a encore beaucoup d'obstacles pour les personnes handicapées, et il y en a beaucoup qui sont liés aux perceptions », affirme la conseillère à l'accès à l'égalité pour la Commission des droits de la personne, Suzanne Labelle.

Aidés par la pénurie de main-d'oeuvre

La pénurie de main-d'oeuvre en Abitibi-Témiscamingue favorise toutefois les personnes handicapées qui se cherchent un emploi, selon Vision Travail. L'organisme, qui a comme mission de faciliter leur intégration sur le marché du travail, constate une plus grande ouverture de la part des employeurs.

L'an passé, Vision Travail a permis à 122 personnes handicapées d'intégrer le marché du travail dans la région. L'organisme projette d'en aider davantage cette année.