Industrie minière - Nuage orange à Malartic : Osisko se dote d'instruments de mesure


L'entreprise minière Osisko installe à Malartic des appareils qui servent à calculer le taux de dioxyde d'azote dans l'air.

Elle agit ainsi à la suite de la formation d'un nuage orange toxique au-dessus de sa mine à ciel ouvert après un sautage, en avril dernier.

L'entreprise Osisko affirme qu'elle ne procède jamais à des sautages lorsque le vent souffle en direction de la municipalité. De nombreux citoyens se sont tout de même interrogés sur la quantité de dioxyde d'azote (NO2) émise par sa mine.

« C'est un équipement qui était demandé par la Ville et par les citoyens, ça va nous donner les mesures réelles, affirme le maire de Malartic, André Vezeau. Si l'expérience est bonne, on va essayer d'avoir des détecteurs pour d'autres genres de gaz aussi. »

Osisko installe un appareil dans le quartier sud de la ville, près du mur vert, et un autre dans le secteur nord. La directrice des communications de la compagnie, Hélène Thibault, précise que ces appareils vont permettre de connaître le taux de dioxyde d'azote dans toute la municipalité. « Le NO2 n'est pas juste produit par les opérations minières d'Osisko, les véhicules émettent eux aussi du NO2 », souligne-t-elle.

L'entreprise pourra donc mesurer l'augmentation de dioxyde d'azote lors d'un sautage par rapport au taux moyen enregistré en temps normal.

Le président du Comité de suivi de Malartic, Bernard Gauthier, croit que ces appareils rassureront la population : « Osisko pourra s'assurer que les normes sont respectées, alors pour nous c'est un pas en avant. »

Les données seront recueillies par la compagnie et elles seront ensuite envoyées au ministère de l'Environnement.