Agriculture - Légionnaire à l'attaque


Une infestation de légionnaire ravage des champs de l'Abitibi-Témiscamingue. Cette chenille, qui se déplace en groupe de plusieurs centaines, mange tout sur son passage, particulièrement les graminées.

La venue de cet insecte nuisible, combinée à l'absence de précipitations, compromet les récoltes.

C'est ce qu'explique Mylène Bégin, de la ferme Princy à Sainte-Germaine-Boulé, qui a été victime de la légionnaire : « Normalement, on est capable de faire au moins trois coupes. Là, on en a seulement une de faite et on ne sait pas si on va être capable d'en faire une deuxième. »

Plusieurs champs d'Abitibi-Ouest et du Témiscamingue ont été décimés par la légionnaire.

Une infestation de cette envergure survient seulement une fois tous les 10 ans, selon le directeur régional de la Financière agricole, Marc Dickey. « Lorsque les chenilles passent, elles font un peu comme une légion, elles sont regroupées et elles consomment la totalité de ce qui passe », explique-t-il.

Les agriculteurs ne sont peut-être pas au bout de leurs peines. Les chenilles, maintenant devenues papillons, pourraient pondre à nouveau des oeufs et engendrer d'autres pertes de récoltes.