Sécurité - La sécurité du premier ministre fait réagir aux Communes

Les tensions au sein de l'escouade de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui assure la sécurité du premier ministre ont fait réagir l'opposition à la Chambre des communes. Le NPD a interpellé, lors de la période de questions mardi, le ministre de la Sécurité publique sur le sujet.

Comme le rapporte un document, dont Radio-Canada a obtenu copie, des agents de la GRC se plaignent de harcèlement, de discrimination et d'intimidation. Certains sont si anxieux en la présence du grand patron de l'escouade, le surintendant Bruno Saccomani, qu'ils ne parviennent pas à se concentrer.

Une telle situation pourrait compromettre la sécurité du Stephen Harper et de sa famille.

La députée néo-démocrate d'Alfred-Pellan, Rosane Doré Lefebvre, a parlé aux Communes d'un « dérapage » qui s'est produit « sous le nez des conservateurs ». Elle estime qu'il s'agit d'un « échec total ». La députée a demandé au ministre Vic Toews ce qu'il compte faire pour redresser la situation.

Le ministre de la Sécurité publique a déclaré qu'il travaille de « très près avec le commissaire (de la GRC) » et qu'il est « très fier de l'approche proactive de ce dernier pour s'assurer que tous les membres maintiennent des normes disciplinaires et professionnelles élevées. »

Le bureau du PM salue le travail de Bruno Saccomani

Une note interne envoyée aux conservateurs par le bureau du premier ministre, lundi, ne fait aucune mention des mesures prises par la GRC pour répondre aux plaintes récentes contre le surintendant Bruno Saccomani, et salue du même coup son travail.

Stephen Harper et sa famille « ont pu constater de première vue une amélioration draconienne de la performance de l'unité, une amélioration largement attribuable au leadership fort des dernières années », peut-on lire dans le courriel.

Par ailleurs, le message demande aux conservateurs de ne pas discuter de cette question publiquement.

L'ancien chef de l'état-major de Stephen Harper, Guy Giorno, a quant à lui déclaré mardi n'avoir jamais vu M. Saccomani en conflit avec ses subalternes. Il a toutefois indiqué qu'il en venait souvent aux prises avec ses supérieurs de la GRC, alors qu'il tentait d'apporter des améliorations à l'unité de protection du premier ministre.

Radio-Canada.ca avec PC