Mort des soeurs Bélanger: rapatriement des corps

Kritsada Mueanhawong / La Presse Canadienne

MONTRÉAL - Les dépouilles des soeurs Audrey et Noémi Bélanger doivent être de retour au Québec jeudi, les premières autopsies ayant été complétées.

Puisque les prélèvements ont été effectués et des échantillons recueillis, les autorités médicales thaïlandaises ont accepté de remettre les corps aux familles.

Les deux Québécoises, âgées de 20 et 26 ans, ont été trouvées mortes dans leur chambre d'hôtel vendredi dernier dans une station balnéaire des îles Phi Phi, dans des circonstances qui restent à établir. Des traces de réactions physiques violentes ont été observées. Des saillies de sang, des vomissures, des marques physiques laissent croire pour le moment à une intoxication.

«On ne sait rien d'autre pour l'instant, et ça peut être long», a indiqué Éric Bélanger, l'oncle des victimes, qui travaillait à l'épicerie familiale à Pohénégamook.

M. Bélanger a confirmé mercredi à La Presse Canadienne que l'ambassade du Canada en Thaïlande avait su agir avec diligence et faire en sorte que les corps reviennent rapidement au pays. Visiblement ébranlé par les événements, il a formulé le souhait qu'aucun média ne tente à nouveau de le joindre.

«Je dois vivre mon deuil moi aussi, maintenant que les filles arrivent», a confié M. Bélanger, d'un ton lourd, sans être amer.

Si la thèse de l'empoisonnement a été avancée, il faudra encore attendre quelques semaines pour obtenir les résultats des expertises toxicologiques afin de déterminer, par exemple, s'il s'agit d'un poison alimentaire, d'un pesticide puissant ou d'une autre substance toxique.

La police thaïlandaise a déjà laissé savoir que les deux jeunes femmes n'avaient probablement pas été victimes d'un acte criminel, et qu'elles avaient peut-être succombé à un empoisonnement accidentel.

Toujours selon M. Bélanger, aucun membre de la famille ne s'est présenté en Thaïlande, mais plusieurs sont allés temporairement séjourner à l'extérieur de la petite communauté de Pohénégamook, dans le Bas-Saint-Laurent, en quête d'un peu de quiétude.

«Les corps reviennent et je dois être là aussi. Je n'ai pas vu ma famille encore et je suis en train de flancher», a encore indiqué Éric Bélanger, alors que des journalistes se trouvaient encore à l'extérieur de sa maison.

La famille des deux jeunes femmes de même que l'ambassade auraient demandé à ce que les autopsies soient pratiquées à l'hôpital Ramathibodi, à Bangkok.