- Le PQ promet d'enrichir les services de soins à domicile

Au quatrième jour de la campagne électorale, le Parti québécois a promis la création d'une politique nationale de soins et de services à domicile.

Pauline Marois veut regrouper et augmenter les services offerts aux personnes en perte d'autonomie qui souhaitent rester à la maison. La chef péquiste a promis d'ajouter 120 millions de dollars aux 380 millions déjà prévus par le gouvernement, pour atteindre une enveloppe de 500 millions d'ici cinq ans.

Le PQ fait valoir que le vieillissement de la population entraînera des coûts exorbitants si un virage n'est pas pris dès maintenant, et mise sur les soins à domicile qui coûtent moins cher qu'un hébergement en CHSLD.

« Actuellement, il y a plus de 11 000 patients dans les hôpitaux du Québec qui occupent des lits de courte durée alors que ces personnes attendent un hébergement en soins de longue durée. Ces personnes sont hospitalisées tout simplement parce qu'il n'y a pas assez de moyens pour les soins à domicile. Ces lits ne sont pas disponibles pour les patients à l'urgence, ce qui contribue à l'engorgement », a affirmé Pauline Marois à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie, où elle faisait étape samedi.

Le Parti libéral n'a pas tardé à réagir à cette annonce. Le ministre sortant de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, estime que le projet de la chef péquiste serait ni plus ni moins qu'un regroupement administratif des budgets déjà en place au ministère.

« Si Pauline Marois n'a rien de plus à offrir à nos aînés, nous avons de sérieuses questions à nous poser. D'autant plus qu'elle nous a déjà démontré sa façon de gérer le système de santé, une méthode qui n'a rien de rassurant », a déclaré Yves Bolduc.