Faits divers - Barrage des Attikameks en Haute-Mauricie : le gouvernement du Québec se dit préoccupé

Le gouvernement du Québec se dit préoccupé par les barrages établis par la nation attikamek en Haute-Mauricie, qui entravent les opérations forestières et le transport du bois.

Les Autochtones veulent ainsi contester les activités que mènent les forestières sans leur consentement et sans consultation. La communauté réclame, entre autres, une cogestion des opérations forestières.

Les Attikameks veulent une entente avec le gouvernement du Québec pour avoir leur mot à dire dans la gestion des ressources de leur territoire et pour pouvoir tirer profit de l'exploitation de ces ressources afin de développer leurs communautés.

Le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, et le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, se disent prêts à s'asseoir avec les communautés attikameks, mais ils demandent à ces dernières de cesser leurs moyens de pression.

« Je dis qu'on peut toujours regarder pour l'avenir, qu'est-ce qu'on peut faire, mais à court terme, c'est quand même important de ne pas prendre l'économie en otage, ce n'est pas bon pour la Mauricie, ni pour les communautés », explique le ministre Gignac.

Québec et les chefs attikameks ont entamé des discussions en fin de journée mercredi.

Sur la voie ferrée

Le Canadien National souhaite s'entendre avec les Attikameks afin que ces derniers laissent passer ses trains de marchandises malgré le barrage qu'ils ont dressé sur la voie ferrée.

Mercredi matin, les Attikameks ont maintenu leurs barrages tant sur la voie ferrée que sur les chemins de la Haute-Mauricie.

Mardi, le train de passagers de Via Rail qui partait de l'Abitibi pour se rendre à Montréal en passant par la Haute-Mauricie a pu passer malgré le barrage. Mercredi, un train doit quitter Montréal pour faire le chemin inverse. Les manifestants attikameks ont promis de ne pas perturber la circulation de ces trains.

Par contre, les trains de marchandises du Canadien National devraient être bloqués. Il en passe deux par jour en Haute-Mauricie. Mardi, le CN a retenu ses trains dans ses gares de triage en Abitibi et à Shawinigan, sachant qu'ils seraient bloqués à Wemotaci.

Le CN poursuit ses discussions avec les dirigeants attikameks afin que les trains puissent circuler normalement. Pour l'instant, il n'y a pas d'entente.

Par ailleurs, des chemins forestiers sont toujours bloqués. De nouveaux barrages ont été mis en place mercredi.

Tout se passe dans le calme. Les Attikameks sont déterminés à poursuivre leur mouvement tant qu'ils n'auront pas ce qu'ils veulent.