Escouade de sécurité de Harper: surintendant blâmé

Stephen Harper. JONATHAN HAYWARD / La Presse Canadienne

OTTAWA - Le bureau du premier ministre du Canada salue le travail d'un haut responsable de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ayant été blâmé récemment pour de l'intimidation en milieu de travail à l'intérieur de l'escouade de protection de Stephen Harper.

Une note interne envoyée aux conservateurs par le bureau de M. Harper lundi ne fait aucune mention des mesures prises par la GRC pour répondre à une série de plaintes récentes contre le surintendant Bruno Saccomani qui étaient qualifiées de «dérangeantes».

Le courriel souligne que M. Harper et sa famille «ont pu constater de première vue une amélioration draconienne de la performance de l'unité, une amélioration largement attribuable au leadership fort des dernières années».

La missive presse les conservateurs de ne pas discuter de cette question publiquement.

L'ancien chef de l'état-major de Harper, Guy Giorno, a affirmé mardi n'avoir jamais vu M. Saccomani en conflit avec ses subalternes, mais soutenu que l'homme en venait souvent aux prises avec ses supérieurs de la GRC alors qu'il tentait d'apporter des améliorations à l'unité de protection du premier ministre.

Mais un rapport d'examen de la GRC obtenu par Radio-Canada soutient que la sécurité de Stephen Harper et de sa famille pourrait avoir été mise en danger par les tensions en milieu de travail.

Le rapport publié en janvier brosse un portrait sombre du moral des 117 agents de la GRC qui assurent la protection des Harper à travers le pays et ailleurs dans le monde.

M. Saccomani est actuellement en déplacement avec M. Harper au sommet du G20 au Mexique.

À la suite du dépôt du rapport, M. Saccomani s'est vu adjuger un mentor et un coach, et une déclaration de responsabilités et d'attentes lui avait été soumise.

«L'officier en charge s'est excusé auprès des employés, et leur a signalé être ouvert à changer et apporter des changements positifs dans la section», a affirmé en entrevue James Malizia, commissaire adjoint de la GRC.

L'ensemble de l'unité a reçu un sondage à remplir la semaine dernière pour déterminer s'il y avait eu des améliorations aux relations de travail.