Conflit étudiant - Droits de scolarité : les dépenses des universités seront scrutées

Les associations étudiantes voteront cette semaine sur l'entente de principe (lisez le texte intégral ci-dessous) négociée par les représentants de leurs fédérations et le gouvernement du Québec samedi.

« Il peut y avoir des gains pour les étudiants. Ils ne sont pas garantis et ils sont encore à chiffrer », a dit la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, en entrevue à l'émission Les Coulisses du pouvoir .

Le texte négocié par les associations étudiantes

L'entente prévoit la création d'un conseil provisoire des universités, qui fera des recommandations à la ministre sur certaines dépenses effectuées par les universités et, éventuellement, sur la création d'un conseil permanent des universités.

Les économies qui seront faites à la suite de cet examen des dépenses serviront à réduire les frais institutionnels obligatoires (FIO) payés par les étudiants, qui totalisent actuellement environ 800 $.

Les frais institutionnels obligatoires, aussi appelés frais afférents ou droits administratifs, sont tous les frais autres que les droits de scolarité imposés par les universités à leurs étudiants.

Ces frais couvrent un ensemble de services et varient en fonction des établissements, des années et des programmes. Ils englobent notamment les frais liés à l'admission, à l'inscription, aux examens et aux stages, les frais technologiques, les frais d'accès aux locaux, les frais de service aux étudiants, et les services de sports et de loisirs.

En attendant le rapport du conseil provisoire, en décembre 2012, le paiement de 125 $ en FIO sera différé.

En entrevue à RDI dimanche matin, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a affirmé que les étudiants sont allés chercher le maximum possible.

De son côté, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, s'est dit convaincu que cet examen permettrait d'économiser des dizaines de millions de dollars.

La commission jeunesse du Parti libéral du Québec est très satisfaite de l'entente, affirme son président, Kevin-Alexandre Lavoie. « On est en faveur d'une hausse, dit-il, mais jamais l'accessibilité ne doit être menacée. Avec l'offre qui est sur la table, ça situait les parties ». Il se réjouit tout particulièrement du maintien du remboursement proportionnel au revenu pour les prêts étudiants, mesure que la commission jeunesse avait défendue.

L'entente de principe a été signée au terme d'un marathon de 22 heures de négociations.