Élections Québec 2012 - La CAQ pour l'imposition de sanctions aux professeurs

Si elle est élue en septembre, la Coalition avenir Québec compte imposer des sanctions aux professeurs qui refuseraient de donner des cours pour respecter les piquets de grève des étudiants.

La CAQ, tout comme le Parti libéral et le Parti québécois, s'est prononcée sur le sujet en marge de son annonce électorale du jour, au moment où des votes de grève commencent à se tenir dans les cégeps et universités qui doivent reprendre les cours sous peu.

Le parti de François Legault n'a pas voulu préciser quels types de conséquences pourraient être imposées aux professeurs, mais le chef a dit que des enseignants qui refusent de faire leur travail ne devraient pas être payés.

« C'est inacceptable qu'un enseignant qui est payé pour enseigner refuse d'enseigner pour appuyer un mouvement de grève ou de boycott, appelez-le comme vous voudrez », a déclaré François Legault.

M. Legault a aussi affirmé que les policiers devaient faire respecter la loi. « Parce que la situation est explosive, je m'attends à avoir la pleine collaboration des enseignants et des policiers, et je m'attends à l'avoir », a déclaré le chef de la CAQ.

Jean Charest plus évasif, Pauline Marois prudente

De son côté, le chef libéral n'a pas dévoilé ses intentions si les enseignants refusaient de franchir les piquets de grève, disant ne pas vouloir se prononcer sur une situation hypothétique. « Attendons donc. Je ne veux pas faire de cas hypothétiques, d'autant plus qu'on avance, on a fait des progrès, on avance, donnons la chance à tout le monde de rentrer, et s'il y a des cas particuliers, à ce moment-là on y fera face », a déclaré le premier ministre.

La chef péquiste, Pauline Marois, espère le respect de la loi. « Ce que je souhaite, c'est qu'on respecte la loi 78 - je pousse un soupir, parce que je trouve que c'est une loi ignoble, d'ailleurs elle a été décriée par la Commission des droits et libertés de la personne -, mais nous sommes dans un système de droit, et on doit respecter les lois », a-t-elle déclaré. Faisant valoir que la loi 12 (anciennement le projet de loi 78) disparaîtrait avec l'élection d'un gouvernement péquiste, elle a ajouté plus tard dans la journée que « les sanctions tomberont ».

« Si les Québécois nous font confiance, a assuré la chef péquiste, nous connaîtrons un retour au calme dans nos institutions. »

Elle a ajouté que l'élection du Parti libéral favoriserait plutôt le « chaos ».

Rappelons que mardi, Jean Charest a annoncé la conclusion d'une entente de principe avec les professeurs de cégeps pour le retour en classe et la reprise des sessions d'hiver.