- «Tous les souverainistes souhaitent un référendum dans le premier mandat», dit Marois

Pauline Marois ne s'engage pas à tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat d'un gouvernement péquiste, mais elle estime que c'est le souhait de tous les souverainistes.

« Je crois que tous les souverainistes souhaitent qu'il y ait un référendum dans le premier mandat. Cependant, nous n'avons pas arrêté d'agenda », a déclaré la chef péquiste samedi en campagne dans des communautés rurales de la Montérégie.

« Nous allons travailler à faire avancer le Québec et à convaincre une majorité et lorsque nous aurons convaincu cette majorité, nous tiendrons un référendum. Je ne peux pas vous dire quand nous le ferons » a-t-elle ajouté.

Plus tôt, lors de son investiture dans Rosemont, le candidat péquiste Jean-François Lisée, disait espérer qu'un gouvernement du PQ tienne un référendum durant un premier mandat.

« J'espère bien que dans le mandat, les Québécois se diront: on veut sortir du Canada et le Parti Québécois sera là pour leur donner cette opportunité. »

M. Lisée a précisé ne pas être dérangé par l'absence d'un échéancier référendaire. Selon lui, établir un tel calendrier serait « un passeport pour un autre mandat Charest ».

Le Québec est beaucoup plus fort s'il évite d'abattre dès maintenant ses cartes, a-t-il soutenu en point de presse.

« Institutionnellement, on est dans une situation du faible au fort avec le Canada, un peu comme Astérix avec César. Notre force, c'est notre capacité de réagir. Si on se met dans le ciment sur le moment où on fera ceci ou cela, on perd cet avantage. Il est essentiel pour les Québécois de garder l'avantage de l'initiative », a dit M. Lisée.

Selon l'ex-conseiller des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, est en train de préparer l'échéancier référendaire du Québec avec ses politiques.

« Avec le Canada qui se développe autour de Stephen Harper et qui se définit sans le Québec. Moi, je pense qu'il va y avoir un moment où les Québécois vont se dire c'est fini, il faut sortir. Si les libéraux ou la CAQ sont au pouvoir, ils n'auront pas le choix, si le PQ est au pouvoir, ils auront ce choix ».

Radio-Canada.ca avec PC