16 décembre 2012 17:45
L'apocalypse? «Le dernier de mes soucis!»

Les «preppers»: ceux qui se préparent au pire



Les «preppers»: ceux qui se préparent au pire (© © AFP/Getty Images)
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AFP - Jay Blevins, 35 ans, ne pense pas vraiment à l'apocalypse annoncée par le calendrier maya mais si elle arrive, lui et sa famille sont prêts à l'affronter.

Dans le sous-sol de leur vaste demeure de Berryville, une petite ville de 3000 habitants à une heure de voiture de Washington, dans la vallée de la Shenandoah, en Virginie, une petite pièce est bourrée de boîtes de conserve et de produits de première nécessité.

«On peut vivre un bon bout de temps avec ça», dit-il à l'AFP.

Dans le jardin, au milieu des arbres fruitiers et des framboisiers, sont entreposés des tonneaux d'eau, constamment recyclée.

Sous clé, un petit arsenal de pistolets et de fusils semi-automatiques est là à la fois pour la chasse et décourager le pillard.

Et si la famille doit fuir précipitamment, chacun de ses membres a son «sac de survie» dans lequel on trouve tout ce qu'il faut pour prendre la route, du sabre japonais katana aux jouets pour les enfants.

«Nous avons une vie normale, et ça en plus. C'est comme une assurance, on l'utilise en cas de besoin», dit M. Blevins, père de trois enfants, consultant d'entreprise, ancien shérif adjoint et ancien soldat d'élite des SWAT.

M. Blevins est un «prepper» (ceux qui se préparent), ces Américains de plus en plus nombreux qui se préparent aux catastrophes, que ce soit le chaos économique, le changement climatique, le terrorisme ou les catastrophes naturelles comme récemment l'ouragan Sandy.

Contrairement aux survivalistes, qui agissent seuls, les «preppers» ont investi les réseaux sociaux, bloguent, échangent des conseils avant ce qu'ils appellent le TEOTWAWKI («The End Of The World As We Know It» ou «La fin du monde tel que nous le connaissons»).

Quelques-uns, comme M. Blevins, apparaissent dans la saison deux de «Doomsday Preppers» (Ceux qui se préparent à la fin du monde), une émission de télé-réalité sur la chaîne National Geographic, diffusée dans le monde entier.

Bunkers de luxe

«C'est quelque chose très Amérique profonde qui commence à prendre dans les banlieues des villes», dit à l'AFP Mike Porenta de American Preppers Network, un forum de «preppers» sur internet.

Sur la toile, on peut donc acheter un stock de vivres pour une personne pour un an (1152 dollars chez Walmart) ou des bunkers souterrains pour affronter un désastre nucléaire ou chimique.

En Californie, la société Vivos Group vend des bunkers de luxe qui peuvent accueillir d'une famille de quatre à un groupe de 1000, avec tout ce qu'il faut pour survivre. «Les membres n'ont qu'à arriver avant que le bunker ne soit verrouillé et coupé du chaos qui règne au-dessus», vante-t-elle.

James Stevens, 73 ans, alias Dr Prepper, vit en haut d'une colline près de San Antonio au Texas, avec cinq ans de vivres et son propre accès à de l'eau. Il se prépare depuis 1974, l'année du premier choc pétrolier.

«Il faut se préparer à pouvoir maintenir son mode de vie quand ce sur quoi vous n'avez aucun contrôle, prend le contrôle», dit à l'AFP M. Stevens qui a vendu 800 000 exemplaires de son «Guide pour préparer la famille», fort de 12 éditions.

L'apocalypse maya? «C'est le dernier de mes soucis», dit-il, «c'est plutôt la situation économique, politique et morale qui m'inquiète».

À Berryville, M. Blevins, dont la mère peut être considérée comme une experte en survie après avoir fui son Vietnam natal en guerre, reconnaît qu'il peut y avoir «une ligne mince entre préparation et paranoïa».

Mais il fait remarquer: «Depuis 2000, dans cet État de Virginie, nous avons eu 17 catastrophes majeures, d'un attentat le 11 septembre 2001 (contre le Pentagone) à des séismes et des ouragans».

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