Des observateurs de partis politiques vérifient le comptage des voix après l'ouverture des urnes électroniques, le 28 juin 2012 à Oulan Bator, en Mongolie

Un jour après la première élection jamais organisée par vote électronique, celle de ses députés, la Mongolie n'avait toujours pas été en mesure d'en annoncer les résultats vendredi.

Le vote électronique était censé à la fois permettre davantage de transparence mais aussi une annonce plus rapide des résultats dans ce pays aux vastes steppes très peu peuplées et habitué à attendre plusieurs semaines l'annonce de l'issue de ses élections.

Le parti d'opposition, le Parti démocrate, donné en tête dans les intentions de vote, a néanmoins estimé qu'il allait remporter assez de sièges pour diriger un gouvernement de coalition.

"Nous pensons que quand le résultat sera annoncé, nous aurons au moins 36 sièges. Nous nous attendons à gagner les élections", a dit le chef du parti, Chimed Saikhanbileg, à la presse.

Le grand Khoural, ou parlement de ce pays de 2,8 millions d'habitants, a 76 sièges.

Mais en dépit du recours, pour la première fois, au vote électronique qui devait permettre de connaître les résultats quelques heures après la clôture du scrutin jeudi soir, la Commission électorale de Mongolie n'avait toujours pas fait d'annonce vendredi en début d'après-midi.

Un membre de la Commission a expliqué que du retard avait été pris dans la collecte des résultats des régions les plus excentrées du pays.

La Commission n'a pas davantage été en mesure de dire à quel moment les résultats seraient annoncés.

Le président Tsakhia Elbegdorj, membre du parti démocrate, s'est néanmoins dit dans un communiqué "fier que le peuple de Mongolie ait participé au 7e scrutin législatif libre et équitable depuis la révolution".

Ancien satellite de l'URRS, la Mongolie n'a organisé ses premières élections pluralistes qu'en 1992.

Le Parti démocrate avait été donné en tête par un sondage sur les intentions de vote pour le grand Khoural, devant le Parti populaire de Mongolie, au pouvoir (MPP).

Une coalition entre le Parti révolutionnaire du Peuple mongol (MPRP) de l'ancien président Nambar Enkhbayar, accusé de corruption, et un autre parti obtiendrait la troisième place, selon ce sondage.

© 2012 AFP