- L'initiative palestinienne à l'ONU « ne changera rien », selon Israël

Les démarches des Palestiniens pour obtenir un nouveau statut aux Nations unies « ne changeront rien sur le terrain », a affirmé dimanche le représentant d'Israël à l'ONU, Ron Prosor.

Devant le blocage du processus de paix avec Israël, le ministre des Affaires étrangère de l'Autorité palestinienne, Ryad al Malki, a annoncé samedi son intention de redemander un changement de statut dès la fin septembre. Il leur suffirait de recueillir le vote de la majorité des 193 pays membres.

L'Autorité palestinienne, actuellement reconnue comme « entité non membre », deviendrait un « État non membre ». Ce statut, identique à celui du Vatican, lui permettrait de saisir la Cour pénale internationale et d'intégrer plusieurs agences de l'ONU.

M. Prosor estime que la Palestine n'aura pas de mal à faire sortir le nombre de voix nécessaires à l'Assemblée générale des Nations unies pour obtenir le statut qu'elle convoite, mais considère « que le véritable chemin de la paix passe par la table de négociation avec Israël », a-t-il souligné en entrevue à la radio israélienne.

Selon le diplomate, l'initiative palestinienne est le reflet d'une volonté d'« internationaliser le conflit » et de revenir au centre de l'actualité proche-orientale.

Israël renforce son système de défense antimissile

Au lendemain d'une annonce selon laquelle l'Iran détiendrait une version améliorée de son missile à courte portée, Israël annonce une amélioration de son système de défense antimissile Arrow II.

L'État hébreu se considère dans une « course technologique » contre l'Iran, la Syrie et ses autres ennemis de la région, a expliqué dimanche un haut responsable de la défense.

Une nouvelle génération de missiles « Block 4 » serait donc en cours d'installation sur les batteries israéliennes, une opération qui prendra plusieurs semaines. Elle comprendrait des missiles d'interception, de radars et de technologies visant à synchroniser Arrow avec les systèmes américains, a précisé le responsable.

En plus de surveiller les avancées technologiques en Iran, Israël garde un oeil sur la Syrie, aux prises avec un conflit qui fait craindre la dispersion de son arsenal chimique et de son stock de missiles. D'ailleurs, Israël n'exclut pas d'attaquer ces deux pays de manière préventive, au risque de faire éclore un conflit régional et de saper les efforts diplomatiques de Washington.

Radio-Canada.ca avec Reuters