- Kenya : enlèvement de 4 travailleurs humanitaires, dont un Canadien

Quatre travailleurs humanitaires étrangers, dont un Canadien, ont été enlevés vendredi lors d'une attaque contre un convoi de l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC), dans le camp de réfugiés Ifo du complexe de Dadaab, dans l'est du Kenya.

Leur chauffeur kenyan, blessé pendant l'assaut, a succombé à ses blessures à l'hôpital.

« Un Norvégien, un Philippin, un Pakistanais et un Canadien ont été enlevés dans l'attaque », a indiqué Philip Ndolo, un responsable de la police régionale.

Le porte-parole du ministère kenyan de la Défense, Cyrus Oguna, a précisé que leur véhicule a été retrouvé à 30 km de Dadaab. « Nous pensons qu'ils sont encore sur le territoire kenyan et que les personnes enlevées et leurs ravisseurs sont à pied », a-t-il ajouté.

Des hélicoptères militaires ont été déployés pour poursuivre les ravisseurs.

Le complexe de Dadaab, le plus grand au monde avec ses quelque 465 000 réfugiés, est habité essentiellement par des Somaliens fuyant, depuis plus de 20 ans, les violences de la guerre civile et les sécheresses chroniques qui sévissent dans leur pays. Ses camps sont réputés pour leur insécurité, et la plupart des organisations humanitaires qui y sont installées se déplacent sous escorte.

En octobre dernier, deux Espagnoles travaillant pour Médecins sans frontières (MSF) ont été enlevées dans l'un des camps de réfugiés du complexe. Leur chauffeur kenyan avait été grièvement blessé par balle avant d'être jeté hors du véhicule. Les employées ont été emmenées en Somalie où elles sont toujours retenues en otage.

L'enlèvement avait poussé le Kenya à mener des raids sur deux bases militaires des Shabab, milices somaliennes qu'il estime responsables d'attaques et d'enlèvements sur son territoire.

Certaines régions de la Somalie sont contrôlées par les Shabab, qui veulent renverser le gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed, soutenu par la communauté internationale. Les milices interdisent notamment depuis 2009 l'accès de leur territoire aux agences onusiennes et à de nombreuses ONG.

Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters