- Jeux de Londres : la firme de sécurité G4S admet ses torts devant le Parlement

Le directeur général du groupe de sécurité G4S, Nick Buckles, a reconnu mardi devant le Parlement britannique que l'échec de son entreprise à fournir suffisamment d'agents de sécurité pour les Jeux olympiques avait embarrassé toute la nation.

Environ 3500 soldats britanniques - certains d'entre eux revenant tout juste d'Afghanistan - ont dû être appelés d'urgence pour combler cette lacune. Des milliers d'autres avaient déjà été affectés à cette tâche auparavant.

Buckles a fait son mea culpa en direct à la télévision tandis qu'il était interrogé par des parlementaires furieux.

« C'est humiliant pour notre pays, n'est-ce pas? », a demandé le législateur en droit du travail, David Winnick.

« Je ne peux pas être en désaccord avec vous », a admis Buckles.

Il a été contraint d'expliquer pourquoi son entreprise a échoué à confier aux autorités à moins de deux semaines du début des Jeux olympiques que ses efforts de recrutement avaient été vains.

Des représentants des services de sécurité américains ont exprimé à huis clos leurs préoccupations dès l'année dernière disant qu'il se pouvait qu'il n'y ait pas suffisamment de personnel pour assurer la sécurité des Jeux de Londres.

Le FBI enverra environ deux douzaines d'agents à Londres pour travailler sur la sécurité des Jeux olympiques, selon deux représentants du gouvernement américain. Ils ont exigé l'anonymat puisqu'ils n'ont pas reçu l'autorisation de parler publiquement de leurs plans.

G4S paiera pour ses erreurs, précisant qu'elle devrait perdre entre 35 et 50 millions de livres (soit entre 55 et 79 millions de dollars) dans ce contrat, ce qui équivaut à environ 12 % de son chiffre d'affaires annuel.

Le ministre britannique chargé des Jeux olympiques, Hugh Robertson, a mentionné que le déploiement de soldats au Parc olympique permettrait « de rassurer énormément » les gens.

Robertson, un vétéran de l'armée, a dit que les athlètes sont « incroyablement rassurés de voir des forces armées à l'entrée ».

Environ 2500 agents de sécurité supplémentaires seront logés dans l'est de Londres, à Tobacco Dock, un entrepôt de tabac du 19e siècle qui est désormais utilisé comme musée, a ajouté l'ex-militaire.

À l'extérieur du Parlement, des centaines de chauffeurs de taxi londoniens ont causé de nouveaux bouchons de circulation afin de protester contre leur exclusion des nouvelles voies réservées aux Olympiques qui sillonnent les routes de la ville et qui sont réservées aux autobus et aux voitures qui transportent des athlètes et autres personnes impliquées de près ou de loin dans les Jeux olympiques.

Des athlètes des quatre coins de la planète sont arrivés à Londres lundi - la première grande journée d'arrivées des Jeux olympiques - et quelques autobus qui les ont transportés de l'aéroport Heathrow ont pris le mauvais chemin et se sont perdus.

« OOPS! » titrait le tabloïd The Sun , utilisant deux des anneaux olympiques pour former le mot.

« Premier jour. Premières arrivées. Ça va se produire », a convenu, résignée, Jayne Pearce, la directrice des relations publiques des Jeux olympiques.

Avec Associated Press